Traditions torturées
Traditions torturées Part 1

Bien qu’elles aient leur utilité, les traditions ont un aspect pervers lorsqu’elles sont maintenues pendant plusieurs générations. Avec le temps, les raisons qui jadis nécessitaient la mise en place des traditions deviennent de moins en moins évidentes pour ne pas dire complètement désuètes. La force avec laquelle les traditions furent implantées, la rigueur avec laquelle elles furent maintenues ont fait que les gens ont fini par s’identifier à ces traditions sans réellement en saisir la portée ou la signification.
Le système et la famille leur a tellement inculqué l’obéissance à la tradition que ce qui compte pour eux n’est plus d’être ce qu’ils sont mais d’avoir l’impression de vivre dans les traditions ancestrales par respect pour ce qui leur a été enseigné. Tout ou presque ce qu’ils font est soumis mécaniquement et hypocritement sans qu’ils ne s’en aperçoivent à ces traditions. Leur vie ne tourne plus qu’autour d’elles.
S’étant complètement identifiés aux traditions, il devient impossible pour eux de s’en défaire. Si quelqu’un vient toucher à ces traditions ou les enlever, cela se traduit par une atteinte à leur vie. Ils ont remplacé ce qu’ils étaient par les traditions. Ils ne sont plus rien sans les traditions. Il n’imagine pas qu’ils seront quelque chose en dehors des traditions. Même s’ils ne les ont jamais respectées, ils veulent néanmoins être sous le parapluie de celles-ci.
C’est ainsi qu’ils se sentent bien car il leur a été enseigné qu’ils seront heureux, respectés et feront la preuve de leur grandeur et de leur honneur en adoptant ce style de vie. Ce n’est que dans le respect de ces règles qu’ils voient leur bonheur. Une autre vision de leur bien-être peut leur être proposée avec mille autres avantages, cela ne fera aucune différence. Ils ont dans la tête quelque chose et pour rien au monde, ils ne veulent s’en éloigner. Aucun d’entre eux ne respecte ces règles mais tous s’en réclament. Ils s’y accrochent sans plus sentir la profondeur d’être que demandait le respect de ces traditions. Il leur manque l’esprit dans lequel celles-ci devaient être appliquées.. Les traditions ne sont plus que des règlements. Tout autour d’eux et tout en eux crient qu’ils ne comprennent plus rien à leur propres traditions, qu’ils n’ont pas les moyens spirituels de les saisir, qu’ils souffrent de celles-ci et qu’ils jouent les hypocrites quant à leur application mais en dépit de toutes ces évidence, ils préfèrent néanmoins mettre le manteau des traditions quitte à se faire souffrir et à faire souffrir leur entourage.
Quiconque critique ces traditions commet un affront incommensurable qui les heurte au plus profond d’eux même. C’est une brisure de l’intérieur. Lorsqu’elles sont remises en cause, c’est eux qui sont remis en cause. Ce qu’ils sont n’est plus important. Ce qui compte c’est qu’ils suivent ces traditions. Nul ne leur a appris à être autre chose que ces traditions. Elles deviennent la seule chose à laquelle ils croient pour se définir. C’est une question de vie ou de mort.
Ils invoquent la tradition alors qu’ils sont les premiers à tout faire pour ne pas les respecter. Ils prennent des libertés colossales avec celles-ci mais lorsque vient le temps d’en discuter et d’imaginer qu’ils puissent vivre autrement sans ne plus avoir à les suivre, ils se braquent, s’enferment et se sentent affliger alors que tous leurs actes montrent qu’ils ne suivent en rien les traditions.
Lorsqu’il est conseillé aux garçons à leur sorti de high school d’aller s’amuser avec les filles d’autres religions, d’en avoir des centaines, de les traiter comme des moins que rien car elles sont non seulement pas de leur religion, ni de leur culture et en plus parce que la culture dont elles sont issues est soi disant complètement dégénérée et aussi parce que ces filles ne se respectent pas, où est passé le respect de leurs traditions dans ce genre de comportements? Ne se dégradent-ils pas en agissant ainsi? Si tenté que les filles dont ils parlent seraient effectivement dégradées (ce qui n’est pas du tout le cas), est-ce qu’ils ne se rabaisseraient pas en allant avec elles? Quels genres d’êtres humains seraient-ils lorsqu’ils se comportent de cette façon?
A ces jeunes garçons, il leur est dit qu’ils doivent agir ainsi car les désirs qui bouillonnent en eux quand ils sont jeunes doivent trouver moyen de s’estomper. Une fois qu’ils auront assouvis leur soif de sexualité sauvage, ils pourront retourner vers une femme de leur religion et se comporter comme des enfants parfaits qui respectent les règles de leur religion et surtout leurs traditions.
Est-ce vraiment ce que la tradition prêchait au départ? Voulaient-elles que les jeunes hommes de cette religion se comportent comme des bêtes fauves les plus violentes envers les femmes qui n’étaient pas de leur religion pour finalement venir se poser avec une femme de leur religion et jouer aux hommes qui suivent les traditions et les règles de la religion? Était ce vraiment ce qu’il y avait derrière les traditions lorsque celles-ci furent créer? Lorsque nous assistons à ce genre de comportement, sont ce les traditions que nous respectons où est ce l’animalité en nous que nous servons?
Qu’il soit nécessaire que les jeunes aient besoin d’expérimenter les choses avant de se marier est une chose. Mais justifier les comportements les plus néfastes envers certaines filles en raison de leur non appartenance à leur religion est la chose la plus dégradante et le plus grand mépris de la religion dont ces jeunes sont sensés être les représentants. Ce comportement revient à établir une grille d’importance entre les femmes. Les plus abjectes seraient celles qui seraient en dehors de leur religion ensuite viendraient celles qui seraient dans leur religion mais n’auraient pas l’habillement adéquat, puis viendraient celles qui respectent le code vestimentaire sans trop en faire et enfin celles qui suivraient le code à la lettre et iraient même plus loin.
Même si leur religion dit que tout le monde est égalitaire et qu’elle renforce l’être humain dans sa plus grande valeur, il est surprenant et regrettable qu’ils ne considèrent pas ceux qui ne sont pas de leur religion comme des hommes à part entière. Est ce vraiment ce que leur Prophète est venu dire lorsqu’il passa lorsqu’il passa par cette terre. Lui qui a reconnu toutes les religions qui étaient là avant ainsi que leurs prophètes, trouverait-Il normal que les êtres humains parce qu’ils ne sont pas dans la religion pour laquelle Il fut envoyé soit traité comme des moins que rien? On est forcé de constater que jamais il aurait pu encourager ce genre de comportements.
Alors évidement cette échelle n’est pas sans raison. Elle permet de justifier le comportement de certains hommes auprès des femmes. Surtout de les déshumaniser afin d’exécuter sur elles toutes sortes de fantasmes et exactions dont ils rêvent et n’ont point le droit de faire avec les femmes de chez eux. Avec des gens qu’ils ont réduit d’avance à des moins que des êtres humains, ils sont encouragés à faire ce qu’ils veulent. C’est avec des étrangères qu’ils feront ce genre de choses dégradantes aux yeux de leur religion et leurs traditions mais puisqu’ils sont en face des femmes dégradées, ils peuvent laisser libre court à leur bassesse.
Cette classification permet aux hommes de cette religion de faire les choses les plus vicieuses à l’encontre des femmes sous le prétexte qu’elles ne sont pas de la même religion qu’eux où qu’elles ne suivent pas leurs traditions. Est-ce que Dieu où le Prophète leur auraient dis que les femmes des autres religions ont été créés afin qu’ils assouvissent leurs désirs sexuels les plus bas. Où est le respect d’eux mêmes, le respect de leur religion et le respect de leurs traditions quand ils agissent ainsi? Voilà là où la tradition peut conduire.
Traditions torturées Part 2

Continuant dans ce sens, ils vont boire, fumer différentes substances, s’injecter plusieurs drogues, pratiquer plusieurs types de sexualités afin de tester tout ce qu’il y a dans le monde car ils savent qu’après il sera trop tard. Ils devront se ranger. Ils devront remettre l’habit de la tradition. Ils n’arrêteront pas pour autant ces comportements mais ce ne sera plus admissible aux yeux de tous. Ils devront le faire en cachette ou tout au moins en diminuer considérablement la fréquence avec laquelle ils le feront. Parfois, ils sont obligés de s’arrêter en raison de leur réputation où simplement ils décident de ne plus partir sur cette voie car ils ont d’autres responsabilités. Ils doivent jouer les responsables.
Tout ceci n’aurait rien d’extraordinaire s’ils ne se croyaient pas supérieur aux autres. En effet, croire que le fait qu’ils sont dans leur religion et ont leurs traditions leur confèrent une certaine grandeur est malsain en premier lieu pour eux. Leur comportement au cours de leur jeunesse et de leur vie n’a rien de surprenant. C’est le lot de tous les hommes et femmes qui vivent sur terre. Ils passent tous par ces phases. La différence c’est qu’ils ne méprisent pas les autres en raison de leur religion. Ils méprisent les autres pour des raisons différentes comme la race, l’argent etc.
Les choses se compliquent lorsqu’il faut choisir leurs épouses. Ceux qui sont chanceux et il y en a beaucoup, ils vont trouver une fille, si le courant passe bien et ils se marient. Quant aux autres, c’est la famille qui choisit leurs époux et épouses. Il est vrai que n’ayant rien connu d’autres, il n’y a rien d’outrageant que leurs mariages soient arrangés. Ils sont tellement habitués à cela qu’il n’y a rien de choquant pour eux que les choses de passent ainsi. Ce serait d’ailleurs se mentir que d’ignorer qu’il y en a qui se lancent dans ces mariages non seulement fièrement mais aussi avec beaucoup d’enthousiasme. Ils finissent par être heureuses et heureux que les choses se soient déroulées ainsi. Pour ceux-là, il n’y a rien à redire.
Cependant, nous sommes forcés de reconnaître que certaines et certains n’en veulent pas. Lorsque la pression des parents, des frères, des sœurs, des oncles, des tantes, des cousins, neveux, nièces rodent autour d’eux pour qu’ils se marient, ils n’ont ni les moyens psychologiques, ni les moyens culturels de leurs résister. Non seulement cela ne se fait pas mais ils s’en voudraient beaucoup trop et de toutes les façons, ils ont été élevés pour obéir à leurs parents. Donc lorsque les parents commencent à parler c’est fini. Ils sont mentalement et presque machinalement entraînés à dire oui même s’il s’agit de quelque chose d’aussi important que leur mariage. Ils sont tous victimes de ce système. Ils l’ont subi, ils le font subir et leurs enfants continueront la tradition. Tous les membres de la famille en sont des victimes. Ils ne s’en rendent pas compte car ils n’ont connu que cela. Leur souffrance lorsque celle-ci s’exprime, n’est que naturelle car tout le monde est passé par là. Donc il n’y a rien à faire pour changer les choses. Parfois, cette souffrance est même vue comme quelque chose de sain par lequel ils doivent passer. C’est un signe qu’elles ne veulent pas quitter leurs familles et c’est encore vu comme une preuve de leur amour pour leur famille. Même si le départ de leurs familles fait parti de la peine qu’elles endurent, cela masque mal la douleur qu’elles ont d’aller vers un mariage qu’elles n’ont pas désiré et qu’elles subiront toute leur vie.
Il est important de marquer un temps sur les femmes. Elles n’ont pas le choix que de suivre ce qui leur est indiqué. Ces mariages occasionnent souvent des souffrances énormes. Elles y vont à reculons. Parfois malgré les restrictions qu’elles ont eues autour d’elles, elles ont eu des amoureux qu’elles espéraient épouser ou du moins prolonger les relations qu’elles entretenaient avec eux. Mais lorsque le signal est donné par la famille que l’heure du mariage est arrivée, elles doivent tout abandonner. C’est bien souvent le drame qui a lieu dans leur vie. Elles sont blessées et souffrent en silence. Elles sont condamnées à exprimer leur douleur à leurs amies car il est possible que si elles en font part à leurs sœurs, celles-ci risqueraient de les trahir auprès de leurs parents et ce serait l’humiliation. Elles risquent d’être battues pour cela. Leur peine est vue par leurs frères qui ne feront rien pour arrêter leurs souffrances alors qu’ils sont sensés les protéger toute leur vie. Ils ne contenteront de suivre à la lettre ce qui a été décidé par les parents. Etait-ce leur travail de sauver leurs sœurs ou d’obéir à leurs parents? Où était leur rôle? Qu’était leur rôle?
Est-ce ainsi que la tradition voulait que les choses se déroulent? Est-ce le résultat qu’ils en attendaient lorsqu’ils l’implantèrent? Est-ce qu’il était prévu que les femmes devaient souffrir le jour où leur serait annoncé la personne avec qui elles devaient se marier? Était-il prévu que ce serait leurs parents qui seraient les responsables de leur souffrance? Faut-il que leurs frères qui ont jurés de les protéger laissent qu’elles soient traitées ainsi? Où est-elle la protection qu’ils sont sensés donner à leurs sœurs lorsque celles-ci en ont le plus besoin? Et d’ailleurs quelle est cette protection qui veut qu’ils surveillent leurs sœurs durant toute la période pré-mariage afin d’empêcher que quiconque les touche de peur qu’ils ternissent l’honneur de leur famille et tout cela pour finalement la donner à quelqu’un qu’elles ne désirent nullement? Où est la logique dans ce comportement? Je lutte pour que personne n’effleure ton vagin car ce serait un manque de respect pour toi car tu ne l’as pas choisi et un manque de respect pour ta famille car elle perdrait son honneur mais lorsque c’est ta famille qui te livre vers celui qui couchera avec toi alors que tu n’en a pas envi, on appelle cela l’honneur? Pourquoi se mentir?
Pourquoi alors empêcher que des inconnus couchent avec elles si c’est pour les donner au final à un homme dont elles diraient qu’elles n’en veulent pas si l’occasion de le dire en toute sécurité leur en était donnée? Il y a là une énorme contradiction. Je dirais même une trahison de ces femmes. Elles sont protégées car elles sont l’honneur de la famille et l’honneur de la famille est livré à une personne dont elles ne veulent pas. Pourquoi les mettre à un niveau si élevé si c’est pour se comporter à la fin comme si leur parole ne comptait point.
Nous pouvons donc dire que ces femmes n’ont d’importance que si elles sont données vierge en mariage. C’est la preuve que la famille est saine et a de bonnes valeurs. A part cela, elles sont limitées à des tâches où elles aident l’homme à vivre confortablement. Elles l’aident à faire ce qu’ils veulent. Voilà une des conséquences perverses que la tradition crée pour les femmes et les hommes.
Même si les hommes voudraient changer cela, ils ne le pourraient pas. Ils seraient humiliés s’ils ne se comportaient pas de cette façon. Ils sont face aux contradictions que les traditions les font subir. Tout le monde est bloqué par ce système mais personne ne veut s’en séparer de peur de se perdre et surtout perdre la face. Les traditions deviennent un enjeu d’égo entre eux.
Malheureusement, la tradition a ses objectifs et les êtres humains ont des objectifs différents et très souvent opposés. Lorsque les traditions ne sont plus que des règles, elles ne prennent plus en compte l’amour qui est sensé circuler entre les êtres humains. Les frères ne sont plus à même de défendre leurs sœurs mais les surveillent et les empêchent de se réaliser. Les sœurs de discutent l’attention des hommes en essayant de jouer à la plus prude que l’autre. Les pères font subir à leurs enfants les choses les plus difficiles, les mères enseignent à leurs filles la suppression de leur volonté et la soumission de celle-ci à la volonté de l’homme, la défense des filles devient leur control et la main mise sur tous leurs actes. Ce qui était sensé créer le bien finit par créer la peine la plus dure. Mais personne ne veut changer cela.
Traditions torturées Part 3

Est-ce encore la tradition qui oblige les frères à ne rien faire lorsque leurs sœurs une fois mariée est battue par son mari? Quel est ce code d’honneur qui les oblige à trahir la parole qu’ils ont jadis prise de protéger leurs sœurs contre quiconque leur ferait du mal? Qu’est ce qui fait qu’en face de l’irrecevable, ils se soumettent? Est-ce que leurs paroles valaient si peu chères que ça?
Non, cela ne se peut. Leur parole a plus de valeur. Le problème est qu’ils n’ont pas donné celle-ci seulement à leurs sœurs, ils l’ont donné également à leur honneur. Il est plus important pour eux d’avoir cet honneur que d’avoir le respect de leurs sœurs. D’ailleurs il est probable que celles-ci ne les aimeraient pas autant s’ils n’agissaient ainsi.
Ils sont donc tous soumis à un système qui les écrase. Ils confondent amour de sa famille, respect des membres de leurs familles avec ce que le code d’honneur exige d’eux. Ils ont reçu comme enseignement de rejeter ce que l’amour de leurs famille les pousserait à faire pour embrasser ce que l’amour de l’honneur les invite à faire.
Au lieu que les traditions les soutiennent comme elles étaient sensées le faire, les traditions les dominent. Elles les empêchent d’arriver à ce qu’ils sont réellement. C’est à dire des êtres qui réexaminent les traditions au cas par cas, capables de ne pas les prendre au pied et à la lettre, capable de discerner quand celles-ci ne font que torturer et quand elles aident à faire le bien. Parce qu’ils ont abandonné tout ce qu’ils sont pour suivre les traditions, celles-ci n’ont plus de valeurs. Elles ne sont plus là que comme paravent contre tout ce qui pourrait les remettre en cause.
Lorsque l’esprit des traditions est oublié, elles ne servent plus que de protection contre le monde entier. Ne sachant plus qui ils sont, ils vont se rattacher à la seule chose qu’ils sont devenus. C’est à dire les traditions. N’étant plus eux-mêmes, les traditions sont vides de sens. L’être humain ayant été éliminé de ce qu’ils sont, ils ne sont plus en mesure de comprendre les traditions ni de savoir comment en saisir les subtilités qui feraient que face à chaque situation, ils pourraient prendre la décision qui satisfasse toutes les parties dans l’instant et dans le futur.
Les traditions sont faites pour l’Homme. Les traditions appartiennent à l’Homme. Les traditions sont soumises à l’Homme. Lorsque ceux-ci ou celles-ci abdiquent leur rôle d’humain et décident de se soumettre aux traditions même lorsqu’elles génèrent le plus de souffrance autour d’eux, ils se comportent comme si c’était les hommes qui avaient été créés pour les traditions. Nous sommes responsables du rôle que nous faisons jouer aux traditions.
Si celles-ci nous font mal et ne sont plus adaptées à notre vie, c’est que nous avons fait une erreur. La suite logique de cette histoire voudrait que nous sortions de là ou que nous prenions des mesures pour changer la situation. Au lieu de cela, nous sommes récompensés pour avoir agis ainsi. Nous appelons cette attitude avoir de l’honneur. Que ne sommes-nous pas prêts à faire pour celui-ci. Par quelles entourloupes sommes-nous prêts à passer pour en avoir? Dieu seul sait combien de trahisons nous avons fait pour en acquérir.
Plus élevé est notre honneur, plus basse est notre humanité. En effet, les souffrances que notre entourage a du avaler sont telles qu’il a fallu la destruction du bonheur de ceux que nous aimions le plus au monde afin d’y parvenir. Ces idéaux d’honneur derrière lequel beaucoup se réfugient pour justifier les plus grandes traîtrises ne sont en réalité que des murs qui cachent mal la souffrance et la détresse qu’ils ont fait subir à leurs proches. Parfois ils le savent et ils font semblant que ce n’est pas grave. La plus part du temps ils le savent mais l’attrait de l’honneur, le plaisir qu’ils auront lorsqu’on parlera d’eux en des termes élogieux est si fort, qu’ils préfèrent fermer les yeux devant les douleurs qu’ils font subir aux leurs.
C’est donc pour quelques paroles ici et là prononcées par des gens dont ils se moquent éperdument qu’ils détourneront le bonheur de leurs enfants. Ils croient qu’ils jouiront ou toucheront l’extase quand ces gens feront quelques commentaires à leur égard. C’est vrai qu’ils en tireront quelques plaisirs mais cela est si éphémère.
S’ils ont donc tant besoin qu’on parle d’eux en bien, c’est qu’au fond d’eux, ils ne s’aiment pas. Au lieu de faire face à ce problème, ils compensent leur manque d’amour avec les petites phrases que certaines personnes diront à leur propos. S’ils n’ont pas ces phrases, ils ne sont plus rien. Afin de satisfaire un petit peu de leur amour propre, ils vont détruire le bonheur de leurs enfants, filles comme garçons. Voilà où les traditions et l’honneur de les respecter les conduisent.
Traditions torturées Part 4
C’est donc dans les traditions que finissent par se réfugier les maux de notre intime humanité. Il y a une expression qui dit: “Dieu est dans les détails” mais d’autres ajoutent généralement que: ” Malheureusement, le Diable aussi”. C’est une petit peu ce qui se joue dans les traditions. Dépendamment de notre capacité à saisir et percevoir les détails qui s’y trouvent, nous serons au service de notre humanité ou au service de notre souffrance.
Nous mettons notre corps au service de notre souffrance lorsque nous ne prenons pas le temps de sentir ce qui nous motive. Nous agissons avant de comprendre tous les contours de la situation dans laquelle nous sommes. Les décisions que nous prenons dans ces circonstances servent ce qu’il y a de plus éphémères en nous. Le diable n’est pas tant ce qui va nous empêcher d’aller vers notre humanité mais plus tôt celui qui va grossir l’importance de ce qui est temporaire en nous. Parce que nous aurons donnés une importance surdimensionnée à ce qui est éphémère, nous construisons notre vie en fonction de cela. Malheureusement sur le long terme, ce autour de quoi nous érigeons notre vie n’a bien souvent que peu de relations avec notre joie ou notre bonheur.
Nous sacrifions ce que nous sommes lorsque nous décidons sciemment de ne pas nous mettre au service de nous même. Nous luttons contre notre bonheur lorsque nous ne mettons pas notre bonheur au centre des décisions. Nous déprécions notre importance ainsi que notre bonheur. Nous remettons notre bonheur à plus tard en disant, nous serons heureux plus tard dans la vie. Nous choisissons de ne pas être la chose la plus importante pour nous. Or la vie nous a donné nous pour nous avant toutes choses. Ce qu’il y a de bons pour nous est ce vers quoi nous devons tendre. Notre bonheur nous rendra heureux, rien d’autres ne nous rendra heureux à part notre bonheur. Il ne s’agit pas d’être égoïste mais de savoir ce qu’est réellement notre bonheur. Sans une connaissance approfondie de notre bonheur, nous ne sommes pas en mesure de nous battre pour celui-ci. Sans être libre de rechercher notre bonheur, nous ne pouvons être libres de le trouver et par conséquent se battre pour lui. Ne sachant pas ce qui nous rend heureux, nous adoptons les solutions toutes faites qui ont prouvées au mieux leur incapacité à nous rendre heureux et au pire qu’elles ne faisaient qu’accentuer de notre souffrance.
Lorsque nous appliquons ces traditions sans trop y penser et sans chercher pourquoi nous devons le faire, nous sommes les premiers à bloquer notre évolution vers notre bonheur. C’est bien la conséquence la plus tragique de ce comportement.
Tout le jeu réside dans notre capacité à entrevoir le détail qui permettra de dégonfler le ballon d’illusions qui est en face de nous lorsque nous avons à prendre une décision face à la tradition. Ainsi lorsqu’une tradition doit être respectée, plus tôt que de le faire automatiquement, il faudrait que nous soyons en mesure de prendre ne serait-ce que quelques minutes pour débusquer le piège dans lequel un respect machinal de la tradition nous conduirait nous et nos familles. Il convient de se demander quelles en seront les conséquences pour ceux que nous disons aimer lorsque nous cherchons vaille que vaille à appliquer les traditions.
Qui est-ce qui me domine quand je suis en face de la tradition? Est-ce que c’est moi qui donne un sens à la tradition ou est-ce que c’est la tradition qui me donne un sens? L’être humain face à la tradition, ne doit pas chercher tant à la respecter qu’à comprendre le défi qui se pose à lui.
Autrement dit, il se doit de prendre en compte le contexte dans lequel il vit, les personnes impliquées, les conséquences de ses décisions non seulement sur les personnes qui les subiront mais surtout les conséquences sur lui même. Ce n’est pas parce qu’il ne portera pas le fardeau physique de la décision qu’il aura prise qu’il ne verra pas la douleur et la souffrance agir sur ceux qui vivront l’aboutissement de ses décisions. Lorsque celles-ci se présenteront à lui il devra vivre avec elles, faute de quoi, il pêchera doublement. Il aura fauté non seulement car sa décision est cause de désastre autour de lui mais en plus au lieu de demander pardon pour les tors qu’il a engendré, il se voile la face et n’assume rien.
La tradition est donc à redéfinir chaque fois que les êtres humains y portent leurs regards. Les traditions ne sont pas sensées être figées. Si les êtres humains ne sont pas là, il n’y a point de traditions. Ce sont les être humains qui font les traditions et ce n’est pas pour que celles-ci les restreignent mais plus tôt pour qu’elles les soutiennent dans leurs choix et leurs ouvrent les portent qu’ils n’avaient imaginées.
Les traditions sont comme des questions qui sont posées sur le déroulement de la vie des êtres humains. A chaque instant il leur est demandé s’ils sont des êtres humains, s’ils sont des gens capables de penser ou s’ils sont des machines. Les traditions obligent ceux qui doivent y faire face à se questionner sans cesse sur ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Lorsqu’en face de celles-ci les êtres humains ne réfléchissent pas et font tout pour obéir comme des machines aux règles des traditions, ils s’éloignent radicalement des objectifs de celles-ci. Ils dénaturent non seulement le rôle des traditions mais en plus ils se dénaturent eux-mêmes et les personnes concernées par les décisions qu’ils prendront.
Le détail qui mène vers le Diable, c’est à dire le mensonge qui mène vers le diable est celui qui va empêcher la réflexion et encourager l’obéissance. Le détail qui dirigera vers Dieu est celui qui permettra d’inclure les différentes perspectives des parties engagées dans le processus d’exécution de la tradition et ceux sur qui elles s’appliqueront. Ensemble, ils seront en mesure de trouver les solutions qui satisferont tout le monde au mieux des intérêts de tous.
La déshumanisation de l’être humain conduit aux respects robotiques des traditions. Lorsque l’aspect mécanique de l’être humain prime sur tout le reste, les traditions sont appliquées sans tenir compte des conséquences sur l’homme et sur la femme car ils ne sont plus vus que comme des machines ou des monnaies d’échange. Quand les êtres humains ne se voient plus comme des humains mais comme des traditions, la seule chose qui compte devient l’application de celles-ci et non leur bien-être.
pascal a dit,
novembre 7, 2009 à 7:16
NOUS PARLONS DE TRADITIONS AU SEIN D UNE MAISON ET DE SONT ENTOURAGE . LES TRADITIONS AUX SEINS DES EGLISES DE TOUS TYPES NOUS ELOIGNENT DE L ATTENTE DE DE LA SOURCE .DOIT T ON APLIQUER A LA LETRE LES ECRITURES SEINTES?.LA TRADITION A SUIVRE A LA LETRE A VOULU QUE L EGLISE A PLUS OU MOIN BIEN AURIENTER NOTRE CROYENCE A CROIRE A QUELQUE CHOSE ;MES AUJOURD HUIT CROIRE NE SUFFIT PLUS .NOTRE ASSONPSION CE FERRA PAS AVEC JE CROI QUE !.POUR MOI , LA FRASE JE CROI EN DIEU EST UNE FASSON DE DIRE QUE L ON EST PAS SUR.TOUS COMME JE CROIE QUE CELA EST UNE BONNE CHOSE.OU EST LA SERTITUDE ? .LA SERTITUDE QUE J AI C EST QUE LA BIBLE EST TROP COMPLIQUER A COMPRENDRE NOTRE RETARD A L ASSOMPTION NOUS CACHE LES MISTER DES ECRITURES SEINTES C EST POUR SA QUE L ON NOUS DEMENDE D ALLER A LA LUMIERE , LA SOURCE.ET DE TRAVAILLER QUAVEC LA SOURCE MES AMITIER AU MONDES DE LA LUMIERE ET C EST OCCUPENTS…COURRAGE POUR NOUS.
crazyreal a dit,
novembre 8, 2009 à 10:53
Nous sommes habitués aux traditions lorsqu’elles sont religieuses, sociétales, familiales mais il y a les traditions qui se voient moins. Ce sont les traditions que nous aimons comme par exemple “sortir avec des habits non froissés”. Lorsque nous rencontrons quelqu’un qui est dehors et que son habit est froissé, cela peut susciter le doute, l’inquiètude, le questionnement sur l’état mentale et parfois la révolte. Nous ne l’exprimerons peut-être pas mais la réaction aura eu lieu.
Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal d’avoir les habits froissés dans la rue mais je dis que nous reconnaissons facilement les traditions que la société nous imposent mais celles que nous aimons, nous les voyons moins. Elles peuvent aussi être un frein à la progression dont vous parlez.
Merci et bonne journée