Pour l’amour de nous-mêmes
Pour l’amour de nous-mêmes
Admirons la récurrence d’un problème lorsqu’il arrive dans notre vie. Voyons les profondeurs dans lesquelles celui-ci nous emmène. Observons les facettes du problème qui se présente à nous et souvenons-nous de la façon dont nous avons réagi lorsqu’il est survenu la fois précédente. Comment s’est-il manifesté? Et comment y avons nous fait face? De quels armes nous sommes nous munis pour l’affronter? Jusqu’où sommes nous descendus dans la compréhension de ce problème la fois dernière? Avons-nous tout fait pour qu’il ne soit plus en face de nous? Que n’avons nous pas réglé la dernière fois pour qu’il se représente à nous une nouvelle fois? Pourquoi refait-il surface? Que cherche-t-il à nous dire cette fois-ci que nous n’avons point saisi lors de son précédent passage?
Alors plus tôt que de nous plaindre de la récurrence du problème, accueillons sa volonté sans cesse renouvelée de nous enseigner comme une grâce que le ciel nous ferait. Chaque fois que le problème vient à nous, saisissons la chance inouïe qui se présente à nous et accourrons vers la leçon que nous avons à y déceler. En effet, il s’agit d’une chance car si la vie ne nous aimait point, elle ne s’acharnerait pas à nous présenter des énigmes ou des problèmes sous différentes formes pour que nous puissions franchir les étapes qui nous mènerons à un amour plus élevé de nous.
Le problème est comme un invité inattendu. C’est quelqu’un qui vient nous rendre visite. Nous le connaissons très bien et je dirais même qu’il vient pour nous. Il vient car nous l’avons appelé sans nous en rendre compte. S’il continue de se présenter à nous, c’est parce que nous n’avons pas fini de solder nos comptes avec lui.
Alors quand cet invité arrive, ne prétendons pas que nous ne savons ce qu’il veut car nous savons pourquoi il est là. Ne faisons pas comme si nous étions déjà épuisés à l’idée de le recevoir. Ne faisons pas tout notre possible pour l’éviter alors qu’il ne vient que sur notre demande. Je pousserais même jusqu’à dire notre commande.
Nous avons exigé qu’il soit là et lorsqu’il se présente, nous prétendons être surpris par son arrivé. Nous lui faisons sentir que nous ne voulons pas qu’il soit là. Nous préférons dormir, fuir, ne pas voir, nous mentir et esquiver. Nous pensons être plus malin que la vie lorsque nous réussissons à éviter un problème or il ne s’agit que de la fuite en avant. En rechignant à rencontrer le problème, c’est nous rencontrer que nous refusons de voir. Nous refusons la main qui nous est tendue pour nous rapprocher de l’amour de nous-mêmes.
Ainsi, lorsque cet invité imprévu nous dit qu’il passait par là et a cru bon de venir frapper à notre porte afin de nous saluer. La politesse veut donc que nous l’invitions à s’asseoir et à lui proposer quelque chose à boire et à manger. Ce n’était pas au programme mais nous le faisons. Nous avons été bien élevés. Nous donnons ce que nous ne voulions pas donner à un moment que nous n’avons pas choisi. Cela fait mal parfois mais nous le faisons pour faire bonne figure. Rien ne nous y oblige et sans doute aucune conséquence ne se fera sentir si nous décidons de ne pas le laisser entrer ou si nous utilisons un subterfuge pour nous débarrasser de lui. Notre vie continuera comme elle était. Cependant, nous aurons manqué une étape vers la découverte de ce que cet invité inattendu avait pour nous. Nous faisons les efforts pour être bien vus des autres mais quand il s’agit de nous, rien n’est fait. Nous sommes trop souvent aux abonnés absents.
Peut-être un rappel est-il nécessaire pour comprendre ce qu’il y avait à l’origine de ce comportement vis-à-vis d’un invité qui arrivait à l’improviste. En effet, en ouvrant la porte à cette visite impromptue, c’était à nous que nous ouvrions la porte. En l’accueillant, c’était nous que nous accueillions. Cette personne était nous parce que nous étions lui. Il en est de même quand nos problèmes frappent à nos portes.
Nous avons concocté les problèmes qui surviennent dans notre vie afin d’apprendre à mieux nous connaître. Quant ils frappent à nos portes et que nous demandons: “qui est là” et qu’ils répondent: ”c’est moi”, ils nous indiquent qu’ils sont prêts à nous rendre à nous-mêmes en se donnant à nous. Ils frappent pour nous demander si nous acceptons l’énigme qu’ils sont venus nous poser.
En eux, se trouve la solution à ce que nous sommes. Ils sont la clef qui nous ouvrira de l’intérieur à condition que nous ne les fuyons pas ni ne les repoussons. Chaque fois qu’ils se présentent, c’est uniquement sur notre demande. Quand ils viennent à nous, nous avons toujours la possibilité de dire non. Et bien trop souvent, nous disons non à ce que nous avons créé pour nous.
Alors la prochaine fois que nous tombons dans les problèmes, essayons de voir ce qui veut se faire? Avant d’essayer de le résoudre ou de s’en sortir, essayons d’en comprendre les enjeux véritables pour nous et notre vie. Ne nous hâtons pas trop vite à trouver la solution mais essayons de nous laisser guider tout en ayant de clairs objectifs comme l’eau de pluie le fait lorsqu’elle se dirige inéluctablement soit vers la rivière, le lac, la mer où l’océan. Elle le fait en suivant les ruisseaux mais quand ce n’est pas possible, elle n’a aucune gène à sortir de son lit pour aller trouver ailleurs les cours d’eau qui la mèneront là où elle doit se rendre. Ne forçons pas le passage sur une voie alors qu’un regard sur le coté nous permettrait de voir une autre allée tout aussi valable et parfois plus facile pour peu que nous nous en donnions la peine.
L’objectif est un amour de soi toujours plus grand. Chaque fois que nous posons une action demandons-nous si celle-ci nous rapproche de l’amour de nous-mêmes ou si elle nous en éloigne? Si elle nous détourne de l’amour de nous, osons nous demander pourquoi sommes-nous si attirés par elle?
N’hésitons pas à nous demander : « qu’est ce qui me plaît dans le manque d’amour vers lequel je me sens complètement aimanté? Pourquoi cet acte que je vais poser qui augmentera mon manque d’amour me fait jouir autant? Qu’est-ce qui m’hypnotise à ce point dans la haine de moi? Quel plaisir est-ce que j’éprouve à ne pas m’aimer? Quel avantage je tire d’être dans le dégout de moi-même? Pourquoi au lieu d’aller vers l’amour je fais tout pour rester dans la haine? Qu’est-ce qui a été inversé en moi pour qu’au lieu de me débarrasser du manque d’amour et d’aller vers l’amour vrai, sans tricheries, sans leurres, sans diversions, je suis complètement happé sans cesse par le désir de m’enfermer dans le manque d’amour?
Lorsqu’un problème sonne à la porte, si nous sommes chanceux et patients, nous aurons peut-être l’occasion de lui poser toutes ces questions. Ils a généralement toutes les réponses à nos questions. Ce que nous devons comprendre c’est que la communication avec nos problèmes est un travail de longue haleine. Ils répondent à nos questions en nous envoyant des énigmes. Dépendamment de notre capacité à intégrer les leçons qui étaient cachées dans les problèmes que nous avons eu précédemment, nous recevrons des énigmes d’un ordre supérieur afin de nous faire avancer toujours plus en profondeur vers les réponses aux questions que nous avions.
Les problèmes sont les preuves vivantes que l’au-delà existe. L’au-delà communique avec nous au travers des énigmes que nous voyons dans nos problèmes. Notre communication avec l’au-delà dépendra de notre capacité à solutionner les énigmes qui se trouvent dans les difficultés qu’Il nous envoie. La construction du chemin qui mène vers notre amour se fait par la résolution des problèmes qui se présentent à nous. Notre amour de nous-mêmes, nous oblige à aimer nos problèmes car ils sont à nous et pour nous et surtout par nous. Ce sont des aides que l’au-delà nous fournit afin d’arriver à nos objectifs. C’est-à-dire l’amour de soi.

cottencin a dit,
octobre 3, 2010 à 4:03
Bonjour,
Sur l’invitation d’une amie, je suis venu voir, lire, ressentir.
Je n’ai pas le temps de parcourir d’avantage, j’aime ce que j’ai lu, merci beaucoup.
Patrick
crazyreal a dit,
octobre 3, 2010 à 10:39
Merci Patrick d’être passé par là et merci également à ta copine qui te la conseillée. au plaisir