Le Coût de l’amour
![DSCF0322[1] DSCF0322[1]](http://restonscalme.files.wordpress.com/2009/10/dscf03221.jpg?w=470)
Le coût de l’amour. Nous serions bien avisés de nous poser la question avant chaque histoire ou chaque relation où nous décidons de nous engager. Je vais tout de suite avoir une définition de l’amour qui est plus large que celle à laquelle nous avons l’habitude.
D’entrée de jeux, je dirais qu’il n’y a point de relations qui ne soient des relations d’amour. C’est un parti pris nécessaire qui permet d’éviter de rentrer dans les considérations habituelles. Avec cette clarification que j’ai faite, nous tombons dans une autre dimension de la question.
Une fois que j’ai dis que toutes les relations sont des relations d’amour, il faut bien expliquer pourquoi, nous ressentons souvent de la peine au cours de nos relations. Je dirais que mêmes dans des relations dites d’amour au sens amoureux du terme, la souffrance et la douleur sont toujours présentes. C’est donc la preuve que ce n’est pas parce qu’il y a de la peine qu’il n’y a pas d’amour.
Certains seraient même tentés de dire que la preuve de l’amour est justement la capacité à souffrir dans une relation. C’est clair qu’il y a beaucoup de cynisme dans cette phrase mais elle n’est pas complètement fausse ni complètement vraie. Il ya des degrés de compréhension de cette seule phrase qu’une nuit ne suffirait pas à éponger. Je n’en donnerai que quelques unes juste pour montrer que nous pouvons aller très loin ainsi.
Si l’amour est le don de quelque chose ou le don d’une compréhension différente des choses ou même l’apprentissage mutuel de la vie, lorsque deux personnes sont en relations et qu’elles souffrent véritablement et ne se séparent pas, nous pouvons dire selon la définition donné ci-dessus, qu’elles n’ont pas fini de recevoir l’une de l’autre ce qu’elles avaient à recevoir de chacune d’elle. Nous en déduisons que lorsque chacune aura reçue de l’autre ce qu’elle avait à recevoir, la relation sera soit plus apaisée, soit elle se terminera.
La seconde et la dernière que je donnerai au sujet de la phrase citée au dessus est celle-ci. D’autres pourraient considérer que le meilleur moyen pour eux d’apprendre à leur sujet serait la souffrance car cela réveillerait toutes les couches de douleurs qu’ils ne seraient pas en mesure de toucher s’ils n’étaient dans la souffrance. A cela il suffirait de répondre que si la souffrance est une opportunité pour apprendre, il n’est nécessaire de s’y maintenir pour apprendre. Il est également possible d’apprendre les choses les plus profondes dans la joie et et le bonheur. Il faut donc laisser la vie nous amener les évènements heureux ou malheureux qui vont nous servir le mieux pour notre apprentissage. Vouloir se maintenir dans l’un ou l’autre est encore la preuve de notre besoin de control de ce qui peut nous arriver. Ce control n’étant que la traduction de notre peur. Arrêtons donc là pour les différents niveaux auxquels la phrase pourrait nous mener.
Si l’amour n’exclut pas la souffrance et que la souffrance et la douleur n’exclut pas la présence de l’amour, pourquoi faire un distinguo entre les deux. Si les deux s’entremêlent et s’oublient lorsqu’il y a relation, c’est peut être parce qu’ils sont alliés. L’un n’acceptera jamais de se déplacer sans l’autre et vice-versa. Le passage incessant de l’un vers l’autre et de l’autre vers l’un nous montre bien qu’il s’agit d’une danse perpétuelle à laquelle nous sommes soumis en permanence. Nous sommes le jouet de cette danse et nous n’en sommes pas même conscients.
Nous pensons être les danseurs mais jamais nous n’avons été aux commandes de la danse. Malheureusement pour nous, la danse nous dirige tout le temps à notre insu. Les véritables danseurs sont la souffrance et la joie. Ils se jouent de nous constamment. Nous faisons ce que ces danseurs professionnels, aguerris, entraînés et déterminés veulent. Ils maîtrisent beaucoup plus que nous ce que nous sommes. Ils savent même bien mieux que nous ne l’ayons jamais faits ni voulus le faire ce que nous sommes.
Étant partenaires l’un de l’autre, la joie et la souffrance nous piègent en permanence. Quant à nous, n’étant partenaire ni de la personne qui est en face de nous, ni d’une autre et encore moins de nous même, nous tombons à la trappe des pièges les plus simples qui sont sur nos chemins. Voilà où notre ignorance nous réduit.
Notre manque de connaissance de notre personne fait de nous la proie du jeu qui existe entre la joie et de la souffrance. Cette ignorance nous hypnotise aux jeux qui se déroulent constamment entre la joie et la souffrance. Si nous ne faisons pas les efforts pour connaître de quoi nous sommes faits de l’intérieur, nous sommes la cause de notre propre destruction ainsi que les responsables de celle-ci.
Lorsque nous rejetons la douleur et la souffrance au profit de joie et l’extase, nous servons notre asservissement à ce jeu entre la douleur et la joie. Malheureusement pour nous, ces derniers sont des partenaires très respectueux de leurs accords. Ils veulent rester ensemble beaucoup plus que nous ne désirons rester avec nos partenaires physiques. Ils sont prêts à aller beaucoup plus loin que nous pour rester ensemble. Tout ce que nous faisons pour les diviser, ne fait que nous diviser d’avantage et accroître notre souffrance.
Peut-être que la souffrance et la joie résistent à nos tentatives de séparation car eux ils s’aiment et se connaissent d’abord individuellement avant de se connaître mutuellement. Leur relation tient bon et ils ne sont pas victimes de nos problèmes car ils se connaissent dans tous les sens du terme. Ils sont prêts à tout pour être heureux non seulement séparément mais en plus ils feront les choix qui les maintiendront ensemble. Ils sont en mesure de faire cela car ils ont approfondi leurs connaissances d’eux-mêmes. Ce que nous ne faisons jamais.
Tous nos efforts visant à les regarder séparément nous ruinent la vie. Peut-être nous faudrait-il prendre exemple sur eux et connaître le secret de leur partenariat? La douleur et la joie sont en nous. Ils ne demandent qu’à nous éduquer. Tant que nous persisterons à ne pas apprendre de leur savoir-faire, nous subirons les résultats de nos lamentables tentatives de divisions de ce qui est uni au-delà de nous même.
Nous voyons la joie et la souffrance comme divisées car notre perception est mauvaise. Si nous avions une bonne perception, nous serions en mesure de voir l’unité là ou nous nous efforçons à voir la division.
Ces derniers sont programmés pour vivre ensemble, avancés ensemble et être ensemble. La plupart des gens qui sont complètement divisés n’ont aucune chance en face d’eux. Les gens en majorité oublient que ces deux en réalité ne font qu’un. Voilà vers quoi nous devons tous tendre. C’est cela le vrai coût de l’amour.
Si nous ne décidons pas fermement et fortement de ne plus être les marionnettes de la danse de la joie et de la souffrance en apprenant à nous connaître et à sortir de tout ce qui nous maintient dans la vision séparée de l’extase et de la peine, tous nos efforts pour augmenter notre bonheur et diminuer notre souffrance ne serviront qu’à prolonger notre division.
Afin d’atteindre le calme et l’apaisement, il nous faut dépasser notre recherche de la joie et notre fuite du malheur ou de la souffrance. Seule une connaissance approfondie de nos mécanismes nous permettra de réduire notre dépendance à ce jeu dans lequel il faut bien le dire, nous adorons nous enfermer.
Dans ce jeu de ping pong, nous sommes la balle. Nous n’avons jamais été ni la raquette encore moins les joueurs. Les joueurs sont la souffrance et la joie. Les raquettes sont nos corps et la balle c’est nous. Voilà à quoi nous sommes réduits si nous n’apprenons pas à nous connaître.
Le chemin est long de la balle au joueur mais il est possible pour peu que l’on s’en donne la peine. D’ailleurs la joie et la souffrance ne demande qu’une chose : c’est que nous cessions de les voir diviser pour que nous puissions les guider. Tant que nous leur montrons que nous les voyons comme deux, ils ne peuvent pas nous laisser les guider. Même s’ils le voulaient, ils ne pourraient pas car nous ne serions pas en mesure de le faire du fait de notre division.
Ils doivent nous faire comprendre que notre vision est fausse. C’est pourquoi, quoi que nous fassions pour les voir séparément en cherchant à augmenter notre souffrance et diminuer notre joie, nous finissons toujours par souffrir. Mais au lieu de tirer les conclusions qui s’imposent et changer notre perception, nous cherchons à mieux faire ce qui n’a pas fonctionné la première fois.
La souffrance et la joie sont des outils pour nous aider à réaliser ce que nous voulons. Les voir comme diviser ne sert qu’a nous retarder dans la réalisation de ce que nous sommes. La seule solution qui nous reste est d’avoir suffisamment de patience pour comprendre pourquoi nous souffrons et pourquoi nous sommes dans la joie. Il nous faut comprendre les mécanismes qui nous portent vers ces états éphémères qui visiblement ne nous satisfont pas.
Plus tôt que de fuir une partie de nous même, nous devons nous en approcher, l’écouter, la comprendre et les transformer. Cela a un coût très élevé. C’est un travail continuel, et de longue haleine. C’est le coût de l’amour. Cependant contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne s’agit pas du coût de l’amour pour rester avec l’autre mais du coût de l’amour pour être avec soi même.
PLAIRE DOMI NIQUE a dit,
novembre 7, 2009 à 11:40
encore moi……..(rires) beh je suis curieuse, alors petit à petit je lis tout.
Ces explications me semblent compliqueés, j’ai pas tout suivi je dois l’avouer . pourquoi analyser l’amour ainsi? L’amour est et se conjugue au present et se vit au présent. L’amour ne se dissèque pas et n’est que joie, le reste……….ce n’est pas de l’amour et n’a aucun interet: le plus souvent des problemes d’égo, des histoires ménagères, des histoires personnelles et autres reminiscences qui n’ont rien à voir avec l’amour.
L’AMOUR N’a aucun prix, L’AMOUR EST !!!!!!
SOYONS CONFIANTS DANS L’AMOUR .
ET …………….RESTONS CALMES (rires…)
A BIENTOT
crazyreal a dit,
novembre 8, 2009 à 10:00
Bien que j’adhère complètement à ce que vous dites, j’aimerais néanmoins ajouter qu’être dans une relation dite amoureuse n’empêche pas d’être conscient du mouvement qui anime la relation. Très souvent les “amoureux” ne sont pas conscients des directions qu’ils prennent et de l’apprentissage qu’ils sont entrain d’effectuer sur eux-mêmes.
Bercés par une notion de l’amour qui est au mieux restrictive et au pire complètement fausse, ils vont “se laisser aller” au rejet des leçons qu’ils sont sensés recevoir au cours de la relation. Tout cela car ils ont peur de s’observer dans leur relation. Ils ont peur de comprendre ce qu’ils sont entrain de faire dans cette relation. Ils ne veulent pas saisir les jeux dans lesquelles ils se sont mis pour protéger et prolonger leur relation au détriment de l’amour de ce qu’ils sont. Or dès qu’ils ferment les yeux aux leçons qui leurs sont destinées, ils dénaturent leur relation amoureuse. Ils jouent contre les révélations à leur sujet qui peuvent subvenir lors de leur relation.
C’est pourquoi il est important de travailler à se connaître même si nous sommes dans une “relation amoureuse”. Se laisser aller peut aussi dire que nous sommes inconscients de ce jeu de découverte de soi qui a lieu au cours de la relation amoureuse. Or la découverte et la connaissance de soi est une étape primordiale vers l’amour de soi. Ne pas être éveillé à cette notion est un frein à l’amour de soi et donc de l’autre que nous disons pourtant aimer. Alors pourquoi ne voudrait-on pas s’aimer plus? Parfois, c’est parce qu’on ne veut pas faire les efforts.
Le terme le coût de l’amour a un accent pécunier et donc sonne mal aux oreilles. Le coût ici veut surtout faire référence aux efforts à fournir pour se découvrir et finalement s’aimer un peu plus dans une relation soit dite en passant amoureuse. Beaucoup de personnes se demandent pourquoi leur relation amoureuse mene au fait qu’ils s’aiment moins. A quoi sert une telle relation si ce n’est à chercher à s’aimer plus. Et comment fait-on cela? en allant à la recherche de soi, la connaissance de soi qui progressivement nous dirige vers l’amour de soi.
Je ne sais si tu attendais une réponse mais voilà ce que ton commentaire m’a inspiré. comme tu l’as si justement dit: restons calmes et passe une agréable journée