La recherche de l’amour

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Si Dieu n’est qu’amour et que nous avons été faits à son image, nous ne sommes donc qu’amour. Malheureusement, notre notion d’amour est si étriquée que nous allons souvent avec enthousiasme dans des situations qui sont loin d’être avantageuses pour nous.

Alors essayons de comprendre ce qui s’est passé de l’amour originel de Dieu à ce que nous vivons comme amour. Nous sommes bien obligés de reconnaître que soit notre notion d’amour est fausse, soit nous sommes éloignés de ce qu’est l’amour de Dieu ou alors peut-être ne comprenons nous rien à rien.

Cependant, restons optimistes. Qu’est ce qui s’est-il passé pour que de l’image de Dieu que nous sommes, nous soyons arrivés à ce que nous vivons aujourd’hui? Qu’est ce qui nous détourne de cet ‘amour que Dieu est sensé avoir? Si nous sommes faits à son image et je me répète, la logique voudrait que l’amour qu’il est, nous n’en soyons que le reflet, notre comportement devrait être à l’image de ce qu’il est.

Alors plus tôt que de passer mon temps à décrire les différences entre ce que nous considérons comme amour et ce qu’est l’amour de Dieu, je vais directement tomber dans ce que nous sommes aujourd’hui et partir de là. Force est de constater que malgré les efforts parfois titanesques que nous faisons, les résultats en terme d’amour sont parfois et hélas bien minimes.

Je vais donc suggérer que notre passage sur cette terre n’est que pour retrouver cet amour. Nous sommes à la recherche de cet amour et c’est d’ailleurs notre seule motivation. Tout ce que nous faisons n’a que pour seul objectif de trouver l’amour que nous savons que nous sommes. Malheureusement, nous n’en sommes pas conscients. Cela ne nous est pas enseigné. Chacun de nos actes n’est que le reflet de cette recherche effrénée de l’amour. Nous n’en finissons pas de le réclamer, de le mendier, de mettre en place des stratégies pour l’acquérir et le garder pour nous.

Puisque nous l’ignorons, nous sommes à la merci des gens qui sont parfaitement conscients de cette réalité. Ils mettent en place des stratégies pour nous proposer des solutions de bonheurs éphémères qui sont dans leurs intérêts. Je ne dis même pas qu’ils ont des mauvaises intentions. Leurs intérêts n’est pas forcement le notre. Très souvent leurs intérêts vont à l’encontre de notre.

Donc non seulement ils nous apprennent à jouer contre nous mais en plus, ils nous apprennent à être heureux de cette situation. Puisque ce sont les seules modèles qui nous sont proposés, nous y rentrons et nous donnons le meilleur de nous même sans savoir si c’est bon pour nous. Quand nous avons les résultats et qu’ils n’atteignent pas nos espérances, il nous est proposé de continuer à nous battre. Nous finissons par être hypnotisés par des solutions au bonheur que nous n’avons jamais questionné et dont les résultats sont en deçà de ce que nous espérions.

Lorsque nous souffrons de la solution qu’ils nous ont offerte, ils nous offrent leur aide. Nous sommes obligés de la prendre sinon nous manquons de volonté. Ils le font non pas pour nous faire sortir de notre malheur mais pour nous faire reprendre espoir et confiance au système qui nous a rendus malheureux en premier lieu. Leur but est que nous y reprenions notre place et continuons à faire ce qui nous a torturé car c’est là qu’ils veulent que nous soyons.

Si beaucoup de gens quittent le système car ils en souffrent, celui-ci sera remis en cause et ils perdront leurs avantages. Ils nous poussent donc à y rester coude que coude. Ils détournent notre regard de ce qui pourrait nous gêner dans le système en multipliant les distractions. Et nous, être obéissants et respectueux des normes que nous sommes, nous fonçons et nous nous efforçons de maintenir la maison de nos malheurs. Nous faisons tout pour rester là où nous avons de la peine.

Englués dans les bonheurs que nous pensons avoir choisis et que pensons être bons pour nous, lorsque nous ne parvenons pas à être bien malgré la réalisation des rêves que nous avions, nous redoutons de nous poser les questions qui nous feraient remettre en cause toute notre vie. Nous avons peur de perdre ce que nous sommes. Or nous ne sommes en rien ce que nous sommes. Nous sommes le résultat des modèles que d’autres gens ont mis en place pour satisfaire leurs intérêts. Jamais nous n’avons eu l’occasion d’être nous. Nous ne savons pas qui nous sommes. Nous n’avons jamais cherché à savoir.

Qui peut accepter qu’il ne soit rien de ce qu’il croit être surtout après s’être battu comme un fou pour y arriver? Alors nous restons accrocher à ce qui fait notre bonheur selon les modèles qui nous ont été donnés et vendus parfois.

Alors les plus malins d’entre nous vont essayer de changer de modèles croyant y trouver une joie qu’ils n’ont jamais eu auparavant, mais cela marche pour combien de temps. Ils le feront une, deux ou trois fois. Mais les années finissent toujours par les rattraper comme elles rattrapent ceux et celles qui sont restés sur le même modèle toute leur vie.

Alors c’est la retraite qui frappe à la porte. Ils doivent faire face aux désastres qu’ils ont tout faits pour éviter. Ils ont vécu leur vie sans avoir été ce qu’ils avaient en eux d’être. D’où la dépression des gens qui vont à la retraite.

La société avec leur propre complicité, leur a fait croire comme elle est d’ailleurs entrain de nous faire croire qu’ils étaient ce qu’ils faisaient or quand ils ne font plus ce qu’ils faisaient, ils ont l’impression qu’ils ne sont rien. Tout est fait pour nous empêcher de savoir qui nous sommes. Tous les moyens pour nous distraire sont utilisés pour détourner notre regard de nous. Nous choisissons de nous laisser faire en raison de notre peur. A la retraite, les distractions ne sont plus nombreuses. Il n’y a plus que la peur et aucun d’entre ne fut entraîné pour y faire face. Alors ils chercheront d’autres distractions. C’est d’ailleurs tout ce qu’ils connaissent.

Il est bien tard à ce moment pour se poser la question au sujet de qui ils sont réellement. Ils n’osent même pas le faire d’ailleurs. Ce serait trop blessant de savoir qu’ils ont utilisé leur vie à faire des choses qui ne leur plaisaient guère ou si peu. Ils ont agi sans jamais comprendre ce qu’ils étaient. Ils ont joui petitement de ce qu’on leur proposait en évitant soigneusement de se questionner sur ce qu’ils étaient. Lorsque vient l’âge où la société leur dit au revoir, ils sont perdus. Ils n’ont plus que les souvenirs d’une vie qu’ils ont vécue uniquement pour s’éloigner de ce qu’ils sont vraiment. Ils ont échappé à eux même. Ils ont réussi à se cacher d’eux même.

Mais à cet âge là, le temps est venu ou les cachoteries ne servent plus à grand chose. Il ne reste plus que la réalité d’un succès apparent et flagrant dans la société et aux yeux de tous et l’échec intérieur total. Le manque de relation que nous avons avec nous même. La perte de contact avec l’amour qui réside en nous. Cet amour qui aurait pu nous guider pour peu que l’on se soit posé les bonnes questions au bon moment, pour peu que l’on nous l’ait enseigné lorsque nous étions en mesure de le comprendre et de prendre les mesures pour changer les choses, pour peu que nous ayons réellement eu envi d’y arriver et pour peu que nous ayons été moins fascinés par les apparences.

Il existe beaucoup de gens qui savent mener la discussion, qui savent guider, qui savent emmener les gens sur la voie de la découverte de qui ils sont réellement. Chaque fois que l’un d’entre nous désire vraiment y parvenir, ils trouvent l’une de ces personnes. Ne passons pas à coté de nous même sans nous voir. Ne soyons pas dans nous même sans nous sentir. Ne nous regardons pas en fermant nos yeux. Ne nous cherchons pas ailleurs qu’à l’intérieur de nous. Nous sommes la présence de l’amour à l’intérieur de nous. Nous sommes la présence de Dieu à l’intérieur de nous. Dieu est l’amour à l’intérieur de nous. Toutes nos souffrances et nos joies ne sont que la preuve que nous sommes à la recherche de cet amour. Ce sont les signaux que notre intérieur nous envoie pour nous faire débuter notre recherche consciente de cet amour. N’allons pas à la retraire sans s’être jamais questionner ou sans avoir fait le travail ou sans l’avoir au moins commencé. Il en va de notre humanité. Si nous ne le faisons pas, nos enfants le feront encore moins. Les opportunités de se connaître ou d’entamer notre connaissance sont nombreuses et les conséquences sont plus qu’extraordinaires. Si nous n’accomplissons pas notre effort de connaissance de nous même nous manquons de devenir ce que nous n’imaginons même pas d’être.

Ne reflétons pas de Dieu la petitesse. Il est grand donc nous sommes grands. N’acceptons rien qui soit en deçà de l’amour qu’il est capable de nous donner. Si nous sommes dans ce genre de situations, hâtons nous de chercher pourquoi nous nous sommes mis dans ces conditions et qu’est ce que cela nous révèle de notre manque d’amour. Donc du manque d’amour de ce que nous sommes. Donc du manque d’amour de la présence de Dieu qui est en nous.

Une fois que nous avons la réponse à cette question, empressons nous de nous réconcilier avec cette présence. Voilà l’essentiel. Voilà où nous sommes.

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