Culpabilité et Traditions

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Le voile des musulmanes est devenu un point central des discussions en occident. Il est important de faire une pause et voir ce que ce voile traduit des sociétés occidentales. Le voile n’est en rien le problème des musulmanes. Il n’est que la traduction de problèmes beaucoup plus profonds de toutes les sociétés ou le voile est exhibé en tant que symbole de control de la femme.

Tant que les sociétés occidentales traiteront le voile comme quelque chose qui ne concerne que les femmes musulmanes, elles passeront à coté du véritable sujet que révèle le voile.

Le voile n’est que le reflet de la culpabilité qui existe sur terre dans chaque famille même celles qui se disent ouvertes d’esprit. Cette culpabilité prend des formes différentes selon les cultures. Chez les occidentaux qu’on appellera « blanc » pour parler un peu rapidement, elle se manifeste par une envie d’atteindre les objectifs qui sont assignés à l’homme et la femme par la société. Cela est fait par une circulation d’idée et de principes dans lesquels la population baigne en permanence. Ils finissent par s’identifier à ces idées.

Il en résulte que lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte et qu’il est temps pour eux de s’exprimer, ils vont tout faire pour être à la hauteur de ce que ces idées propageaient. Chez la femme, cela peut se traduire par une envie de travailler pratiquement pendant toute sa grossesse. Parfois lorsqu’elles seront dans l’incapacité de le faire, elles se sentiront un petit peu déçues d’elles même. Comme si, elles ne sont pas arrivées à être des vraies femmes comme celles qui sont souvent présentées à la télé. Des femmes qui travaillent, dirigent des entreprises, font du footing, sont minces, sont enceintes et continuent de gérer la terre entière. Lorsqu’elles s’aperçoivent que leur réalité ne leur permet pas d’atteindre ces objectifs, elles se sentent diminuer. Elles se sentent coupables de ne pas y arriver.

Chez les filles musulmanes, cela se traduit autrement. En raison du symbole que la femme représente, elles ont à avoir une attitude qui doit satisfaire l’image que leur famille et leur communauté attendent d’elles. Se faisant, certaines choisiront de mettre le voile et parfois celles qui auraient aimés ne pas le faire ne suivront pas leur instinct non pas parce qu’elles ont peur des représailles qui peuvent parfois subvenir mais surtout parce qu’elles veulent coude que coude être cette femme adorée et aimée en raison de sa vertu. Derrière ce voile, il y a parfois et souvent cette culpabilité de ne pas pouvoir être ce qui est attendue d’elle par sa famille ou sa communauté.

Il y a donc comme on peut le voir la même souffrance que celle des européennes. Il y a juste une expression différente de ce problème selon la communauté ou on se trouve. Le même genre de culpabilité se retrouve chez les asiatiques comme chez les noirs. Il s’exprime là aussi différemment.

Grâce au voile, la culpabilité est visible. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est attaqué à ce point. La société occidentale n’arrive pas à trouver les mots pour parler du voile parce qu’elle n’arrive pas à trouver les mots pour parler de la culpabilité qui ronge les européennes et les européens de même que les musulmanes et les musulmanes n’arrivent pas à parler de cette même culpabilité. Ce problème n’appartient pas qu’à ces deux sociétés mais à toutes les sociétés du monde.

En d’autres termes, la question est celle-ci: “comment puis je m’aimer sans me sentir coupable? Comment puis-je poser des actes qui ne sont que des actes d’amour pour moi et faire face à la souffrance que cela aura autour de moi? comment puis je être ce que je suis sans être ce que la société attend de moi et être parfaitement bien en moi?” Voilà ce que le voile révèle des sociétés musulmanes mais puisque celles-ci sont en Europe et partout dans le monde maintenant, elles ne sont que le miroir du problème que toutes les sociétés du monde ont.

Tant que ce problème n’aura pas été adressé en ces termes là, il sera impossible de dépasser le voile. On devrait plutôt remercier les musulmanes d’amener ce problème à la surface car sans elles, on ne verrait même pas qu’il y a une situation plus profonde qui mine le bonheur de tous les être humains.

Culpabilité et Traditions Part 2

Une chose est certaine, c’est que lorsqu’il s’agit de la culpabilité, nous y sommes tous complètement noyés. Sans vouloir accabler la société, force est de constater que pour nous influencer à aller dans un sens ou dans un autre, les détenteurs de pouvoir ou les agitateurs d’opinion choisissent de nous culpabiliser lorsqu’ils veulent faire passer leur message. Il est probable que s’ils ne s’y prenaient pas de la sorte étant donné les conditions dans lesquelles nous vivons, nous n’atteindrions pas aussi vite voir même jamais les objectifs qu’ils se sont fixés pour nous. Nous baignons donc constamment dans cette ambiance de culpabilité permanente.

Aujourd’hui pour nous convaincre, nous avons droit aux campagnes publicitaires pour nous encourager ou pour nous démontrer que ce que nous sommes n’est pas ce que nous devons être. Il devient donc difficile de pouvoir devenir ce que nous voulons être au milieu de ces appels à devenir autre chose que ce que nous sommes. Si nous tentons d’échapper à la masse, nous ne pouvons nous empêcher de nous juger très négativement de ne pas faire ce qui est attendu de nous. Souvent les autres nous font remarquer que nous ne sommes pas raisonnables de suivre le chemin que nous avons pris et cela ne fait qu’accroître la culpabilité que nous avons déjà de ne pas suivre la mouvement que d’autres ont tracés pour nous.

Face à cette situation, les gens qui sentent qu’ils ont à faire quelque chose de différent mais ne savent pas exactement quoi décident très souvent pour éviter les problèmes et la pression de la société de faire ce qui est attendu d’eux au lieu de rechercher exactement ce qui les attirent. Avant de se lancer dans ce qu’ils aiment, ils se lancent dans ce qui va faire que la société les aime. Or la société changeant en permanence, il n’est pas dit qu’ils seront aimés même s’ils font ce que celle-ci leur demande.

Tout se passe comme s’ils avaient une dette envers la société. Dette dont ils doivent s’affranchir. Une fois qu’ils ont réglé leur compte avec la société, ils peuvent enfin revenir à eux même. C’est la seule façon pour eux de pouvoir se détacher de cette culpabilité que chacun d’entre nous porte. C’est d’ailleurs la seule façon qui fera qu’ils auront une petite chance que la société les laisse poursuivre leur voie sans s’acharner sur eux. S’ils ne se sont pas soumis à la société, ils n’auront que peu d’écho dans celle-ci. Même si les règles de cette société ne sont pas les meilleures, il faut néanmoins s’y soumettre pour avoir une chance de parler en son nom.

Une fois parvenu à ce point, les mécanismes anciens qui les ont poussés à se maintenir dans le système sont tellement fort en eux qu’ils sont parfois découragés de continuer vers la voie de la découverte de ce qu’ils sont. Comment pourrait-il en être autrement? Abreuver par les difficultés d’une voie qui est au mieux méconnue et au pire ridiculisée, il est très difficile pour eux de persévérer s’ils n’ont pas en eux une foi de tous les instants.

Alors il devient facile pour eux de céder aux sirènes de la culpabilité. En effet, dans le système, il leur est dit qu’ils seront aimés s’ils accomplissent un certain nombre de choses mais malheureusement, une fois qu’ils atteignent ce niveau, ils ont rarement la satisfaction promise. Ceci créé une déception ou un décalage pour ceux qui en sont conscients.

Afin de palier à cette déception, ils sont incités à atteindre d’autres objectifs qui cette fois-ci leur donnera le vrai bonheur qu’ils espèrent tant. Cependant, chaque fois qu’ils atteignent les objectifs, ils ne reçoivent jamais ce qu’ils espéraient ou s’ils reçoivent quelque chose, cela ne dure que le temps d’un instant et ils retombent dans leurs problèmes, leurs peurs, leurs doutes, leurs haines, leurs envies, leurs jalousies etc.

Notre soumission à cette culpabilité n’est que la conséquence de notre manque d’amour pour nous même. Si nous sommes en mesure d’être les esclaves de la reconnaissance de la société, c’est parce que nous ne nous aimons pas entièrement. Nous ne savons pas comment nous aimer. Nous essayons d’accomplir un certain nombre de choses pour nous aimer au lieu de nous aimer dans un premier temps et accomplir par la suite ce que nous avons en nous d’accomplir.

Nous nous mettons dans une situation où nous conditionnons notre amour aux résultats de notre action et parfois pire aux résultats des actions des autres. Nous manquons d’amour non pas des autres mais de nous même.

La déception que nous avons vis à vis de la vie est due à ce que nous ne savons pas quels sens donnés aux évènements qui nous arrivent. Nous ne comprenons pas la raison d’être de nos malheurs. Nous y faisons face sans saisir ce qu’ils avaient à nous apporter. Parfois nous sortons des situations les plus terribles sans vraiment capter ce qu’il y avait dans ces évènements qui devaient nous changer complètement. Au lieu de cela, nous restons ce que nous étions et faisons tout pour que rien ne change autour de nous et nous en sommes très fière. Comment arriver dans ces conditions à s’aimer sans la culpabilité? Voilà le problème auquel tous les êtres humains sont confrontés.

Culpabilité et Traditions Part 3

Une chose est certaine, c’est que lorsqu’il s’agit de la culpabilité, nous y sommes tous complètement noyés. Sans vouloir accabler la société, force est de constater que pour nous influencer à aller dans un sens ou dans un autre, les détenteurs de pouvoir ou les agitateurs d’opinion choisissent de nous culpabiliser lorsqu’ils veulent faire passer leur message. Il est probable que s’ils ne s’y prenaient pas de la sorte étant donné les conditions dans lesquelles nous vivons, nous n’atteindrions pas aussi vite voir même jamais les objectifs qu’ils se sont fixés pour nous. Nous baignons donc constamment dans cette ambiance de culpabilité permanente.

Aujourd’hui pour nous convaincre, nous avons droit aux campagnes publicitaires pour nous encourager ou pour nous démontrer que ce que nous sommes n’est pas ce que nous devons être. Il devient donc difficile de pouvoir devenir ce que nous voulons être au milieu de ces appels à devenir autre chose que ce que nous sommes. Si nous tentons d’échapper à la masse, nous ne pouvons nous empêcher de nous juger très négativement de ne pas faire ce qui est attendu de nous. Souvent les autres nous font remarquer que nous ne sommes pas raisonnables de suivre le chemin que nous avons pris et cela ne fait qu’accroître la culpabilité que nous avons déjà de ne pas suivre la mouvement que d’autres ont tracés pour nous.

Face à cette situation, les gens qui sentent qu’ils ont à faire quelque chose de différent mais ne savent pas exactement quoi décident très souvent pour éviter les problèmes et la pression de la société de faire ce qui est attendu d’eux au lieu de rechercher exactement ce qui les attirent. Avant de se lancer dans ce qu’ils aiment, ils se lancent dans ce qui va faire que la société les aime. Or la société changeant en permanence, il n’est pas dit qu’ils seront aimés même s’ils font ce que celle-ci leur demande.

Tout se passe comme s’ils avaient une dette envers la société. Dette dont ils doivent s’affranchir. Une fois qu’ils ont réglé leur compte avec la société, ils peuvent enfin revenir à eux même. C’est la seule façon pour eux de pouvoir se détacher de cette culpabilité que chacun d’entre nous porte. C’est d’ailleurs la seule façon qui fera qu’ils auront une petite chance que la société les laisse poursuivre leur voie sans s’acharner sur eux. S’ils ne se sont pas soumis à la société, ils n’auront que peu d’écho dans celle-ci. Même si les règles de cette société ne sont pas les meilleures, il faut néanmoins s’y soumettre pour avoir une chance de parler en son nom.

Une fois parvenu à ce point, les mécanismes anciens qui les ont poussés à se maintenir dans le système sont tellement fort en eux qu’ils sont parfois découragés de continuer vers la voie de la découverte de ce qu’ils sont. Comment pourrait-il en être autrement? Abreuver par les difficultés d’une voie qui est au mieux méconnue et au pire ridiculisée, il est très difficile pour eux de persévérer s’ils n’ont pas en eux une foi de tous les instants.

Alors il devient facile pour eux de céder aux sirènes de la culpabilité. En effet, dans le système, il leur est dit qu’ils seront aimés s’ils accomplissent un certain nombre de choses mais malheureusement, une fois qu’ils atteignent ce niveau, ils ont rarement la satisfaction promise. Ceci créé une déception ou un décalage pour ceux qui en sont conscients.

Afin de palier à cette déception, ils sont incités à atteindre d’autres objectifs qui cette fois-ci leur donnera le vrai bonheur qu’ils espèrent tant. Cependant, chaque fois qu’ils atteignent les objectifs, ils ne reçoivent jamais ce qu’ils espéraient ou s’ils reçoivent quelque chose, cela ne dure que le temps d’un instant et ils retombent dans leurs problèmes, leurs peurs, leurs doutes, leurs haines, leurs envies, leurs jalousies etc.

Notre soumission à cette culpabilité n’est que la conséquence de notre manque d’amour pour nous même. Si nous sommes en mesure d’être les esclaves de la reconnaissance de la société, c’est parce que nous ne nous aimons pas entièrement. Nous ne savons pas comment nous aimer. Nous essayons d’accomplir un certain nombre de choses pour nous aimer au lieu de nous aimer dans un premier temps et accomplir par la suite ce que nous avons en nous d’accomplir.

Nous nous mettons dans une situation où nous conditionnons notre amour aux résultats de notre action et parfois pire aux résultats des actions des autres. Nous manquons d’amour non pas des autres mais de nous même.

La déception que nous avons vis à vis de la vie est due à ce que nous ne savons pas quels sens donnés aux évènements qui nous arrivent. Nous ne comprenons pas la raison d’être de nos malheurs. Nous y faisons face sans saisir ce qu’ils avaient à nous apporter. Parfois nous sortons des situations les plus terribles sans vraiment capter ce qu’il y avait dans ces évènements qui devaient nous changer complètement. Au lieu de cela, nous restons ce que nous étions et faisons tout pour que rien ne change autour de nous et nous en sommes très fière. Comment arriver dans ces conditions à s’aimer sans la culpabilité? Voilà le problème auquel tous les êtres humains sont confrontés.

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