mai 23, 2010

La gratitude

Publié dans Uncategorized à 6:35 par crazyreal

La gratitude

Il nous est difficilement et rarement possible de connaître l’importance de certaines personnes et évènements dans nos vies que ceux-ci soient qualifiés de bons ou de mauvais. Même lorsque nous sommes sur le moment reconnaissants de leur présence à nos cotés et sentons bien à quel point ils nous sont utiles et nécessaires, nous ne pouvons réellement apprécier toute l’étendue et le bénéfice que nous en requérons lorsque nous vivons les choses.

Je ne parlerais même pas de situations et des personnes qui nous déplaisent car il est presque certain que jamais nous n’apercevons la justesse de ceux-ci et leurs importances. Nous pourrions-nous dire et alors? Pourquoi aurait-on besoin de s’en rendre compte? Qu’est-ce que cela change à nos vies? Beaucoup vivent très bien en ignorant tout cela. Malheureusement, tant que nous sommes dans un premier temps toujours entrain de juger les personnes et les évènements de nos vies, nous sommes dans le faux et pire nous sommes dans la souffrance. Dans un second temps, même si nous réussissons à passer au travers de ces situations, nous n’en serons jamais vraiment libérés car nous n’aurons pas vu ce qu’ils sont venus nous enseigner. En effet toutes ces myriades de situations plaisantes ou pas sont là avant tout pour nous enseigner à notre sujet.

L’attitude à adopter dans ce genre de situations ne peut qu’être celle de la gratitude. Notre reconnaissance vis à vis de ce qui nous arrive est central pour que les expériences que nous vivons ne nous laissent pas amères soit parce qu’ils étaient bons et ne se représentent plus ou soit parce qu’ils étaient durs et nous ont marqués.

La gratitude est plus difficile à mettre sur pied. Il s’agit d’un changement de cap. Un changement de vie. Un changement de façon de penser. Il s’agit d’un retournement interne complet qui nous place dans l’accueil plutôt que dans le choix. Le libre-arbitre tant célébré n’est qu’une chimère. Refuser ce qui doit être fait pour notre bien n’entraînera que notre souffrance. Généralement, tout ce qui nous arrive concoure à la réalisation de notre bien.

Le soi-disant choix ne peut donc être qu’entre plus de souffrance ou entamer la difficile sortie de la souffrance. Il ne s’agit donc pas vraiment d’un choix mais d’une compréhension du pourquoi nous sommes ici sur cette terre. Une compréhension qui va bien au-delà de ce qui nous est distillé par le système à coup de propagande. Si nous ne saisissons pas complètement notre raison d’être ici, il nous sera difficile de pouvoir sentir les deux seuls opportunités qui se présentent à nous qui sont : sortir de la souffrance et aider ceux qui veulent le faire également ou souffrir et par ricochet faire souffrir ceux qui nous entourent.

Une fois cette compréhension digérée, le choix ne peut que s’imposer de lui-même. Il devient clair que le choix n’existe même pas. C’est juste un faux-semblant, un mirage. Une illusion dont il faut de départir au plus vite. Ceux-qui œuvrent dans le sens contraire à la sortie de la souffrance se condamnent eux-mêmes à des années de peines, de difficultés qui vont les dévorer de l’intérieur et dans l’au-delà. J’ai l’air de parler en termes bibliques mais la réalité est que la souffrance faite aux autres et à soi-même ne peut qu’engendrer plus de souffrance et de tortures contre soi. Un jour ou l’autre, le temps finira par rattraper ceux qui font du mal et ils devront récolter ce qu’ils ont semé. Ils devront dormir sur la natte qu’ils auront tissée. Si la natte est faite de paille de biens qu’ils se seront faits à eux-mêmes et donc aux autres, elle sera confortable lorsqu’ils iront se coucher. Par contre si elle est au contraire faite de paille de douleurs qu’ils auront conservées dans leur cœur et répandues autour d’eux, lorsque viendra pour eux le temps de se reposer, ils n’auront pour rêves que les films exprimant les douleurs et les peines qu’ils auront causées autour d’eux et en eux.  La vie est ainsi faite. Que l’on le veuille ou pas, c’est ainsi. Le mal que l’on fait aux autres est d’abord et avant tout le mal que l’on se fait à soi-même. Heurter l’autre, c’est s’heurter d’abord.

Il faut que nous n’aimions pas une partie de nous avant de ne pas aimer une partie de l’autre. Il faut que l’on se rejette soi-même afin de rejeter l’autre même si les apparences ont tendance à indiquer le contraire. La réalité est celle-là et nul n’y échappe, n’y a échapper et n’y échappera. Afin d’éviter de tomber dans le cycle des souffrances, il nous faut parvenir à rester dans la gratitude. C’est la seule issue.

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