mai 23, 2010

La gratitude

Publié dans Uncategorized à 6:35 par crazyreal

La gratitude

Il nous est difficilement et rarement possible de connaître l’importance de certaines personnes et évènements dans nos vies que ceux-ci soient qualifiés de bons ou de mauvais. Même lorsque nous sommes sur le moment reconnaissants de leur présence à nos cotés et sentons bien à quel point ils nous sont utiles et nécessaires, nous ne pouvons réellement apprécier toute l’étendue et le bénéfice que nous en requérons lorsque nous vivons les choses.

Je ne parlerais même pas de situations et des personnes qui nous déplaisent car il est presque certain que jamais nous n’apercevons la justesse de ceux-ci et leurs importances. Nous pourrions-nous dire et alors? Pourquoi aurait-on besoin de s’en rendre compte? Qu’est-ce que cela change à nos vies? Beaucoup vivent très bien en ignorant tout cela. Malheureusement, tant que nous sommes dans un premier temps toujours entrain de juger les personnes et les évènements de nos vies, nous sommes dans le faux et pire nous sommes dans la souffrance. Dans un second temps, même si nous réussissons à passer au travers de ces situations, nous n’en serons jamais vraiment libérés car nous n’aurons pas vu ce qu’ils sont venus nous enseigner. En effet toutes ces myriades de situations plaisantes ou pas sont là avant tout pour nous enseigner à notre sujet.

L’attitude à adopter dans ce genre de situations ne peut qu’être celle de la gratitude. Notre reconnaissance vis à vis de ce qui nous arrive est central pour que les expériences que nous vivons ne nous laissent pas amères soit parce qu’ils étaient bons et ne se représentent plus ou soit parce qu’ils étaient durs et nous ont marqués.

La gratitude est plus difficile à mettre sur pied. Il s’agit d’un changement de cap. Un changement de vie. Un changement de façon de penser. Il s’agit d’un retournement interne complet qui nous place dans l’accueil plutôt que dans le choix. Le libre-arbitre tant célébré n’est qu’une chimère. Refuser ce qui doit être fait pour notre bien n’entraînera que notre souffrance. Généralement, tout ce qui nous arrive concoure à la réalisation de notre bien.

Le soi-disant choix ne peut donc être qu’entre plus de souffrance ou entamer la difficile sortie de la souffrance. Il ne s’agit donc pas vraiment d’un choix mais d’une compréhension du pourquoi nous sommes ici sur cette terre. Une compréhension qui va bien au-delà de ce qui nous est distillé par le système à coup de propagande. Si nous ne saisissons pas complètement notre raison d’être ici, il nous sera difficile de pouvoir sentir les deux seuls opportunités qui se présentent à nous qui sont : sortir de la souffrance et aider ceux qui veulent le faire également ou souffrir et par ricochet faire souffrir ceux qui nous entourent.

Une fois cette compréhension digérée, le choix ne peut que s’imposer de lui-même. Il devient clair que le choix n’existe même pas. C’est juste un faux-semblant, un mirage. Une illusion dont il faut de départir au plus vite. Ceux-qui œuvrent dans le sens contraire à la sortie de la souffrance se condamnent eux-mêmes à des années de peines, de difficultés qui vont les dévorer de l’intérieur et dans l’au-delà. J’ai l’air de parler en termes bibliques mais la réalité est que la souffrance faite aux autres et à soi-même ne peut qu’engendrer plus de souffrance et de tortures contre soi. Un jour ou l’autre, le temps finira par rattraper ceux qui font du mal et ils devront récolter ce qu’ils ont semé. Ils devront dormir sur la natte qu’ils auront tissée. Si la natte est faite de paille de biens qu’ils se seront faits à eux-mêmes et donc aux autres, elle sera confortable lorsqu’ils iront se coucher. Par contre si elle est au contraire faite de paille de douleurs qu’ils auront conservées dans leur cœur et répandues autour d’eux, lorsque viendra pour eux le temps de se reposer, ils n’auront pour rêves que les films exprimant les douleurs et les peines qu’ils auront causées autour d’eux et en eux.  La vie est ainsi faite. Que l’on le veuille ou pas, c’est ainsi. Le mal que l’on fait aux autres est d’abord et avant tout le mal que l’on se fait à soi-même. Heurter l’autre, c’est s’heurter d’abord.

Il faut que nous n’aimions pas une partie de nous avant de ne pas aimer une partie de l’autre. Il faut que l’on se rejette soi-même afin de rejeter l’autre même si les apparences ont tendance à indiquer le contraire. La réalité est celle-là et nul n’y échappe, n’y a échapper et n’y échappera. Afin d’éviter de tomber dans le cycle des souffrances, il nous faut parvenir à rester dans la gratitude. C’est la seule issue.

mai 14, 2010

Tout est différent mais c’est la preuve que tout est normal. Pourquoi pas?

Publié dans Uncategorized à 4:26 par crazyreal

Tout est différent mais c’est la preuve que tout est normal. Pourquoi pas?

Donc, depuis le début de l’année nous avons eu des évènements qu’il faut bien noter comme étant particuliers. Non pas pour s’alarmer comme certains peuvent le faire mais pour s’apercevoir un petit peu de la similarité de ceux-ci un peu partout dans le monde. Nous avons commencé très fort avec le séisme en Haïti, puis il y en a eu un en Californie, puis en Turquie, ensuite à Djakarta, Indonésie au Bénin et plusieurs en Chine. Oh! J’allais oublier celui du Chili qui a provoqué un Tsunami qui selon certains auraient pu atteindre les iles paradisiaques d’Hawaï. Je suis certain que j’en oublie mais je crois qu’il y en a suffisamment pour voir une petite tendance.

Le système étant ce qu’il est, les spécialistes des séismes ont été envoyés afin de rassurer les masses. Ils nous ont dis qu’il n’y avait rien à craindre car bien que nous avions plus de séismes, cela ne voulait rien dire car généralement ceux-ci ont lieu sous la mer et n’affectent pas le cotes. La différence selon eux, c’est que maintenant, ils avaient lieux sur les cotes et donc nous en ressentions les effets et avions l’impression qu’il y en avait plus que d’habitude. J’ai entendu cette explication et j’avoue qu’elle m’a semblé un petit peu tiré par les cheveux. Sans être un adepte de la conspiration, (même si c’est parfois très jouissif et si plausible), tant bien même leurs explications seraient véridiques, il devrait néanmoins avoir une explication au fait que ces séismes décident d’avoir tous lieux sur les cotes tous pratiquement au même moment et cela en moins de 6 mois. Je ne vois d’ailleurs rien de rassurant qu’il y ait des séismes chaque année de magnitude 7 ou 8 qui ont lieu dans la mer et dont nous n’en savons rien. Peut-être devrait-on être au courant de tout cela? Mais bon ne demandons pas trop au système. Faisons semblant que c’est normal et forçons nous à croire au système.

Ensuite je ne vois absolument rien de rassurant au fait que les scientifiques nous disent de ne pas paniquer alors que nous avons jours après jours des séismes en tous genres qui font des morts par milliers. Je ne vois pas pourquoi le fait de nous dire qu’avant ces séismes avaient lieux en mer et que maintenant c’est sur les cotes devrait me rassurer. Je trouve même qu’ils ne font que confirmer qu’il y a quelque chose de spéciale qui est entrain de se dérouler. Nul ne nous a expliqué pourquoi nous sommes passés des séismes en mer aux séismes dans les villes ou sur les cotes. Là encore passons comme si de rien n’était. Car tout doit rester normal quoi qu’il arrive. Il ne faut surtout pas que nous paniquions.

POUR LIRE L’ENSEMBLE DU BILLET ALLEZ SUR LA PAGE “TOUT EST DIFFERENT MAIS C’EST LA PREUVE QUE TOUT EST NORMAL. POURQUOI PAS?

mai 2, 2010

Au delà des apparences

Publié dans Uncategorized à 7:47 par crazyreal

Au delà des apparences

Les apparences sont comme l’expression le dit souvent “trompeuses” et il faut une bonne dose de retenue pour ne pas succomber à ce qui est devenu notre routine quotidienne. Arrivé devant une affiche, un être humain, un visage, une maison, une façon de marcher, un regard, etc et tout de suite, émerge en nous une idée de cette personne ou cette chose. Pour ceux qui sont les plus courageux, nous allons au devant de cette chose ou cette personne pour mieux la cerner pour nous en défendre le cas échéant ou en profiter. Voilà ou nous en sommes.

Lorsque nous voyons que nous n’avons rien à craindre, nous commençons à nous lâcher sur ses défauts et qualités et nous le faisons en souriant, en prônant notre humour salé. Lorsque la personne réagit, nous nous érigeons en juges et nous lui rappelons qu’elle n’a pas d’humour, qu’elle est incapable de prendre une plaisanterie, incapable de soutenir la critique en souriant, incapable d’être en société car les gens civilisés savent eux prendre la critique. Ah, qu’il est bon d’être nous, qu’il est bon d’être criminel et juge à la fois.

Celui qui se fait attaquer n’a pas d’autres choix que de se conformer et de rentrer dans le cynisme général ou de réagir violement et de se faire pointer du doigt. Il faut une éducation solide afin de résister à tous ces tourments qu’entre êtres humains nous entretenons. Même lorsque nous décidons de ne pas réagir, les tentations sont telles que si nous ne le faisons pas devant eux, nous n’en pensons pas moins.

Les apparences nous minent, nous retardent et nous empêchent d’avancer là où nous devons aller car nous ne savons pas aller au-delà notre propre apparence. Nous définissons ce que nous sommes trop souvent à partir de l’image que nous réussissons à projeter. Inéluctablement, nous ne pouvons que voir l’autre à partir ce qu’ils projettent de lui. Ne connaissant pas les moyens de regarder au-delà de notre propre apparence, nous ne pouvons aller au-delà de celle des autres.

Ignorant ce que nous sommes, nous ne pouvons connaître l’autre donc nous regardons ce que nous sommes habitués à voir et soit disant connaître, c’est à dire l’apparence. Nous n’avons aucune chance d’arriver à l’autre car nous ne sommes jamais parvenus à ce que nous étions. Nous nous accrochons aux apparences car sans celles-ci nous sommes perdus. Nous ne savons pas regarder les gens autrement que par ce prisme. Tout est d’ailleurs fait pour qu’il en soit ainsi et il faut une connaissance parfaite de soi si tenté que cela soit possible afin de regarder l’autre sans les lunettes que la propagande nous fait porter. 

Le moyen de quitter les apparences est d’aller au delà de ce que nous apparaissons être. Tant que nous sommes bloqués dans ce que nous projetons comme image, nous ne pourrons nous intéresser qu’à l’image de l’autre. De toutes les façons quoi que nous fassions, nous projetons une image. Nous pouvons la transformer à loisir selon les besoins que nous avons et en jouer comme bon nous semble. Cependant tant que nous ne nous définissons pas par cette image ou tant que nous savons ce que nous sommes et ne nous laissons pas emporter par cette image ou contrôler par celle-ci, nous sommes encore sur la bonne voie je pense.

POUR LIRE L ENSEMBLE DU BILLET ALLEZ A LA PAGE “AU DELA DES APPARENCES” A GAUCHE

avril 28, 2010

Quelle étrangeté que d’être un être humain!

Publié dans Uncategorized à 12:01 par crazyreal

Quelle étrangeté que d’être un être humain !

Dans cette bataille d’énergie que nous livrons tous les jours sur cette terre sans nous en rendre compte, nous ne voyons pas que l’énergie la plus dangereuse est celle qui est en nous. Notre ignorance au sujet de ce que nous sommes réellement, notre éloignement de ce que nous sommes ne nous permet pas de mesurer ou d’avoir une idée juste de ce dont nous sommes capables. Ceci nous met dans une situation ou nous agissons sans apprécier la portée de nos actions.

Si nous savions la mesure de ce que chacun de nos actes aussi minimes soient ils peuvent engendrer, nous prendrions beaucoup plus de temps avant de faire quoi que ce soit. Sachant ce que nous sommes, nous saurions certainement ce pourquoi nous sommes ici bas et les choses seraient plus faciles et nous n’aurions plus qu’à nous aligner avec ce que nous sommes sensés faire et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Mais malheureusement, les choses se passent autrement et c’est peut-être mieux ainsi. En effet, les choses qui doivent être faites parfois réclament que nous soyons le plus éloigné de ce que nous sommes pour pouvoir les exécuter. Peut-être qu’à un niveau plus élevé que le notre, ces choses ont un sens que nous ne sommes en mesure de saisir pour l’instant étant donné notre condition. Ou peut-être pas? Qui sait?

Quelle étrangeté que d’être un être humain! Avant que nous ne saisissions ce que nous sommes, nous avons déjà posé tellement d’actes que le lot d’erreurs accumulés est tel que nous demanderions un sursit afin de nous reprendre. L’erreur n’est pas tant à cause d’Adam qui aurait croqué dans la pomme mais dans le règne de l’ignorance au sujet de ce que nous sommes. Donc peut-être que grâce au serpent et à Êve, Adam a pu croquer dans la pomme et nous pouvons enfin savoir comment nous fonctionnons. En effet n’oublions jamais qu’il faudra bien que nous répondions à un moment ou à un autre de toutes les fautes commises lorsque nous étions sous le coup de l’ignorance.

Nous recevons plusieurs enseignements tous plus intéressants les uns que les autres mais si éloignés de ce que nous sommes vraiment. Comment peuvent-ils nous enseigner si eux-mêmes n’ont aucune connaissance de ce qu’ils sont? Comment peuvent-ils nous guidés quand eux-mêmes n’ont eu droit qu’à une infime partie de la réalité, quand eux-mêmes n’ont pas eu le droit d’être ce qu’ils étaient? Comment pouvaient-ils faire? Nos enseignants ont fait ce qu’ils ont pu avec les moyens du bord.

L’enseignement, la connaissance de soi, la découverte de notre être est un travail que l’on effectue seul sans partenaires ou amis ou copines ou femmes, ou applaudissements pour nous encourager et nous sentir accompagnés ou en progrès. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de Grand-frère ou Grande-Sœur ou Mère ou Père qui nous guide sur cette voie, ce serait un mensonge que de dire cela. Il faut qu’il y ait un des personnages que j’ai cité sinon nous courrons le risque de nous tromper grandement et manquer notre voie. Mais si nous comptons sur le soutien de notre entourage, c’est perdu d’avance. Le chemin vers soi est une lutte que l’on livre seule. Plus nous avançons, moins nous sommes susceptible d’être acclamés, entourés, compris, aimés par le monde. Nous serons tantôt face à l’indifférence des gens, tantôt face à leurs mépris, souvent face à leurs moqueries quand ce ne sera pas face à leurs désirs de vouloir nous sauver de la secte dans laquelle nous nous sommes engouffrés ou encore leur incompréhension et très souvent nous serons traités d’égoïstes et que sais-je encore?

POUR LIRE L’ENSEMBLE DU BILLET ALLEZ A LA PAGE “QUELLE ETRANGETE QUE D’ETRE UN ETRE HUMAIN!” SUR LA DROITE

avril 26, 2010

Aimer le monde

Publié dans Uncategorized à 1:47 par crazyreal

Aimer le monde

Alors pourquoi craindre le pire quand nous ne connaissons pas ce qu’il peut bien être? Pourquoi l’imaginer quand nous n’avons qu’une si petite connaissance du pouvoir de notre imagination?  Comment osons-nous imaginer ce que le monde nous réserve quand nous ne nous connaissons même pas? Comment osons-nous imaginer ce que le monde nous donnera quand nous ne connaissons rien du monde? Qui a pris le temps de nous enseigner ce que le monde était réellement? Qui nous a raconté le monde? Qui nous a parlé du monde? Qui nous a donné à gouter au monde? Qui nous a parlé du pouvoir de notre imagination? Qui nous a dis ce que nous étions vraiment? De quoi souffraient ceux qui nous ont enseignés?

Une bonne connaissance de ce que nous sommes nous permettrait peut-être d’être plus prudents quand a ce que nous voulons. Ce que nous voulons est-il aligné avec ce que la terre veut? Qu’est-ce que ce que nous voulons par rapport à ce que le monde veut? Comment osons-nous vouloir sans connaître les justes conséquences de nos souhaits sur le monde?

Que s’est-il passé pour que nous en soyons là? Quelle est la déception qui nous a tellement abattus pour que nous ayons choisis de ne plus regarder ce qu’était le monde avant d’agir? Quelle est la souffrance que nous avons emmagasinée depuis nos alleux jusqu’à nos jours qui nous fait nous fermer les yeux à ce que nous sommes et à ce que le monde est?

Comment la terre a-t-elle agi à notre égard, à l’égard de nos alleux pour que nous l’ignorions à ce point? Quelle est la peur collective qui nous mue et nous empêche d’apprendre du monde avant d’y poser nos actes? Que reprochons-nous à la terre pour la traiter ainsi? Quel souvenir lointain et enfoui dans le grenier de nos mémoires avons nous conservé pour que nous méprisions à ce point ce qui peut bien lui arriver en raison de nos agissements? Quel manque d’amour avons-nous ressenti d’elle pour que nous n’osions même plus la regarder? Que refusons-nous de lui pardonner? Quelle peine non-vue guide nos actes malicieux contre elle? Que n’avons-nous pas compris de ces actes? Quelle blessure n’a-t-elle pas été en mesure d’apaiser?

De quoi souffrons-nous? Que reprochons-nous à cette mère que nous avons tous en commun? Quelle fut son crime? Quel acte d’amour de sa part a généré tant d’animosité de notre part? Que n’a-t-elle pas fait pour nous?

Terre, Mère, toi qui aime silencieusement, toi qui nous soutient toujours, toi qui nous prend dans tes bras chaque jour, toi qui est toujours prête à nous reprendre malgré les difficultés que nous te posons, toi qui pardonne tous nos gestes, nos méprises, nos regards dédaigneux, notre manque de respect, pardonne nous de tout ce que nous t’avons fait dont nous sommes au courant ainsi que de ce dont nous ne sommes nullement au courant.

Alors imaginons que nous ne connaissons rien de la terre et que chacune de nos actions fut prise sans aucune pensée par rapport à ce que nous pouvions lui faire subir. Imaginons que nous ne sommes qu’au début de la découverte du rapport qu’il y a entre elle et nous. Imaginons que nous n’avons même pas encore pris la mesure de son importance dans nos vies. Alors rendons-nous compte que nous ne savons pas imaginer et soyons plus prudent quant à ce que nous voulons et ce que nous envisageons.

Prenons le temps de nous connaître et de connaître le monde avant de souhaiter quelque chose. Avant d’imaginer le pire, aimons le monde. Une fois que nous l’aimerons, il ne sera plus possible d’imaginer le pire car celui-ci ne fera que ce refléter sur notre terre. Apprendre ce qu’est le monde, aimer le monde et vivre dans le monde. Tout ceci doit être fait avant d’imaginer le monde.

avril 16, 2010

Notre première drogue est l’illusion de notre vie

Publié dans Uncategorized à 9:00 par crazyreal

Notre première drogue est notre vie

Voilà, c’est la saison du printemps, la saison des pluies, l’eau va passer partout et se faufiler entre tout. La nature une fois de plus nous invite à suivre son cours. Elle nous rappelle que son jeu de formes, figures, saisons, sons, lumières etc est en perpétuel changement. Elle évolue sans arrêt, elle bouge tout le temps et que même lorsque notre œil non-averti n’est point en mesure de le réaliser, elle se transforme constamment.

Ce qui se passe à l’extérieur de nous, se passe également dans notre fort intérieur. Nous n’échappons pas aux variations de notre organisme, de nos émotions, de notre esprit et comme la nature, nous prenons différentes formes dépendamment des cycles dans lesquels nous sommes. Nous n’échappons pas à la règle du changement.

Rien ne peut être arrêté. Tout vient et s’en va. Tout ce qui arrive doit partir et tant bien même, nous avons l’illusion que ce qui vient reste, nous voyons par la suite que c’est nous qui devons partir. La loi inlassable du changement est. Nous y sommes tous soumis et une fois de plus rien ne peut l’arrêter.

Alors face à tous ces mouvements, il est normal que nous essayons tant bien que mal de nous accrocher à des choses soit disant concrètes. C’est malheureusement en vain que nous le faisons car tout passera. Tout ce qui a été grand fut petit et tout ce qui est grand redeviendra petit. Comme dit la chanson toute pleine de vérité et à la fois si simple: “what goes up must comes down”.

Notre égo issu et construit à partir d’une peur mal digérée s’accoutume très mal à ses changements. Le propre de l’égo est de maintenir l’illusion de la stabilité afin de nous protéger contre la peur que nous n’avons pas su dépasser et que nous ne voulons pas dépasser.

Il fait tout pour nous donner l’impression que les choses sont figées et nous empêche de vivre les changements et de les intégrer de façon positive. Il nous aveugle aux variations et évolutions de notre corps, de notre esprit, de notre espace, de notre vision, de nos relations, de notre chemin, de nos réalisations en nous amenant à nous ligoter à nos peurs et protections et en nous faisant craindre le pire si nous les abandonnions.

Une fois accroché à nos peurs-protections, le changement et l’abandon de ces choses deviennent nos pires ennemies. Nous ferons tout pour nous maintenir dans cette réalité bien qu’elle ne repose sur rien. L’égo fera tout pour nous faire non seulement adhérer à ces songes mais à lutter pour que nous soutenions ces mensonges en dépit des preuves multiples qui existent et qui démontrent que ce ne sont que des vues au mieux partielles et limitatives et au pire complètement erronées de la réalité.

Puisque la plupart d’entre nous vivons ce genre de réalité, nous contribuons tous à notre niveau à maintenir ces illusions et à combattre la réalité. Or pour peu que nous ouvrions nos yeux et observons la nature, nous serions en mesure de suivre et d’apprécier ces mouvements et ses danses qui se veulent répétitives mais qui pour l’œil attentif, pour l’œil observateur, pour l’œil nu et élargi est sans cesse des films nouveaux.

Notre vision étriquée nous fait peur de l’élargissement et du rétrécissement bien que ce soit là les choses les plus naturelles qui soient. Alors comment dans ces conditions ne pas comprendre celui qui fuit la réalité soit par le travail, soit par le refus de se poser, soit par le fondement d’une famille et le combat pour une grande cause, soit par la drogue, soit par le remplissage de sa vie par de multiples activités qui lui feront éviter de prendre pied sur la terre ferme. Comment ne pas avoir de la compassion pour lui.

POUR LIRE L’ENSEMBLE DE BILLET ALLEZ A LA PAGE “NOTRE PREMIERE DROGUE EST L’ILLUSION DE NOTRE VIE” SUR LA DROITE

avril 9, 2010

Images et attachements

Publié dans Uncategorized à 7:45 par crazyreal

Images et attachements

Images d’amour, images de tendresse, images de douceur, images de joie, images de plaisir, images de vacances, images de bonheur, images de force, toutes ces images nous entourent constamment

et nous sommes hypnotisés par ces images, nous aimons ces images, nous courons vers ces images, nous sommes fascinés par ces images, nous mourrons d’envie d’en avoir toujours plus, nous dépendons de ces images

Images de haine, images de sang, images de violence, images de combat, images de génocide, images de guerre, images de séparation, images de faiblesse, images de souffrance, images de malheur, images de douleur,

et nous sommes hypnotisés par ces images, nous sommes fascinés par ces images, nous rejetons ces images, nous fuyons ces images, nous sommes dégoutés par ces images, nous détruisons ces images

Nous passons notre temps à juger toutes ces images au lieu d’apprendre de ce qu’elles sont venues nous enseigner. Aussi longtemps que nous agirons ainsi, ces images resterons avec nous et nous serons attachés à elle. Nous serons des esclaves de ces images. Chaque fois qu’elles apparaissent dans nos têtes, c’est parce qu’elles ont un message pour nous. Elles doivent nous le donner et tant que nous les fuyons ou sommes attirées par elles, elles n’atteindront pas leur but. C’est pour cela qu’elles reviennent sans arrêt. Plus nous les jugeons, plus nous les forçons à rester avec nous et plus nous sommes attachés à elles. Si nous les accueillons comme les porteuses de messages qu’elles sont, elles nous donneront leurs messages et s’en iront. Tant que nous les jugeons, elles nous dominent, dès que nous les accueillons et respectons leurs règles, elles se soumettent à notre volonté.

mars 28, 2010

Nuances et à propos

Publié dans Uncategorized à 3:58 par crazyreal

Nuances et à propos

Le serpent rampe. Il se faufile, il s’immense, il saisit tous les détours, il change de couleur parfois. Il recule sans en avoir l’air. Il observe. Il est froid, tourne et se détourne. Il engloutit. Il saisit tous les aspects de la terre sans jamais craindre de monter sur l’arbre. Il épouse les formes sur lesquelles il avance. Il fait l’amour à la terre. Il vibre avec la terre. Il capte tous ces mouvements. Il obéit à la terre. Il suit le mouvement que la vie lui donne. Il s’intègre parfaitement en tout. Il le fait discrètement. Son corps est froid dit-on.

Combien d’êtres humains sont en mesure d’avoir ces qualités du serpent? Combien peuvent s’adapter à tous les changements comme lui le fait? Combien vivent les différentes nuances et petites vibrations comme une perte de temps? Nous sommes trop happés dans ce qui est soit disant clair. Mais hélas! Rien n’est clair. Tout est nuancé, tout est enchevêtré dans toutes les couleurs. Rien n’est d’une seule couleur. Cela a l’air d’être une porte ouverte que j’essaye d’ouvrir mais le mettre en pratique est terrible.

Notre vision de la simplicité et de la clarté est si fausse qu’elle ne tolère aucune graduation, aucune variation, aucune évolution, aucune disparité dans nos vies. Vivre les nuances et les changements sont une mort perpétuelle. Il faut sans cesse tuer ce qu’il y avait avant pour faire place à la nuance qui vient s’imposer aujourd’hui. A cette seconde. La seconde qui suit, une autre nuance viendra et il faudra déjà abandonner ce qu’il y avait avant.

Notre cœur doit être ouvert à la nuance comme le serpent se mue à son environnement. Cela veut dire que notre cœur doit s’exercer aux différents éclairages. Les lumières doivent toutes être vues et nous devons nous y exercer sans peurs. La patiente est ce dont nous avons besoin pour faire face à toutes ces subtilités. Le serpent avance en zigzaguant mais cette forme de marche ne doit pas nous faire oublier que chaque zigzag est constitué de mouvements parfaitement droits. Le zigzag et la marche droite se fait simultanément. L’un est dans l’autre et l’autre est dans l’un.

Nous sommes avec quelqu’un et  en même temps nous sommes avec l’autre. Nous quittons quelqu’un et en même temps nous revenons vers lui, nous avançons et en même temps nous reculons. Nous ouvrons notre cœur à une personne et au lieu de cela, il s’ouvre à une autre et se ferme à d’autres. Sommes-nous plus proches ou plus éloignés? Où sommes-nous par rapport à l’autre? Où sommes-nous l’un et l’autre dans notre histoire? Que vivons-nous? Nous sommes-nous rencontrés pour épurer où pour construire? Qu’est-ce qui se déconstruit et pourquoi? Où allons-nous? Sommes-nous prêts pour ces efforts que la nuance exige de nous? Pouvons-nous soutenir les efforts que la multiplicité de regard demande que nous ayons afin de saisir convenablement les choses?

POUR LIRE L’ENSEMBLE DU BILLET ALLEZ A LA PAGE “NUANCES ET A PROPOS” SUR LA DROITE

mars 27, 2010

Reviens vers ton coeur

Publié dans Uncategorized à 5:01 par crazyreal

Reviens vers ton cœur

Regarde, ton cœur t’appelle et voudrait que tu lui tendes la main mais toi tu le fuis. Il s’approche près de toi et toi tu te détournes de peur qu’il t’engloutisse. Tu préfères rester auprès de tes peurs car tu crois qu’elles te définissent alors qu’elles t’emprisonnent. Tu as peur de faire le travail d’aller les regarder et de ne plus être dépendant d’elles. Après avoir pris tous les risques afin de rester avec tes peurs, peut-être serait-il temps que tu prennes le risque de vivre en essayant de les vivre et de voir enfin qu’elles ne sont que des mirages.

La manière qu’à ton cœur de venir à toi est de t’envoyer tes peurs à la figure et au lieu de les regarder, tu paniques, tu fuis, tu t’évades, utilisant tous les subterfuges que la terre offre pour ne pas les voir.

Jusqu’à quand vas-tu faire semblant de ne pas être en mesure d’observer ou d’être aveugle? Jusqu’à quand vas-tu pleurer en faisant semblant de ne pas connaître l’objet de tes pleurs? Jusqu’à quand vas-tu écouter les histoires des autres, les consoler alors que tu es incapable d’écouter ta propre histoire? Jusqu’à quand vas-tu utiliser les histoires des autres comme protection contre ta propre histoire? Jusqu’à quand vas-tu consoler les autres alors que la seule personne qui a besoin d’être consoler c’est toi?

Entend, ton cœur t’appelle et toi, tu le négliges. Tu lui manques et toi tu le méprises. Ne sais-tu pas que le jour où tu devras aller vers lui, il te faudra traverser toute la distance que tu as mise entre lui et toi? Ne vois-tu pas que plus tu t’éloignes, plus le chemin du retour sera long et ardu?

Ton cœur a besoin de toi, laisses le faire. Laisse le t’enlacer. Il ne peut t’engloutir. Ce que tu crois perdre à son contact est tout ce qui te gène dans ta vie de tous les jours. Ton cœur est ton meilleur allié. Cesses de le fuir. Reviens vers lui. Parle lui. Cherche à le comprendre. Tu es plus dans lui qu’il n’est dans toi. Il fait tout pour que tu ne te perdes quand tu fais tout pour te perdre. Prend une pause et donne la main à ton cœur. Vous êtes faits de la même essence. Tu es lui et il est toi. Ouvres toi à ton cœur.

Devenir adulte

Publié dans Uncategorized à 11:00 par crazyreal

Devenir Adulte

En cette fin de mars ou la température est plus incertaine, c’est l’occasion de voir la nature à l’œuvre. Nous sommes passés au cours de ces deux dernières semaines du chaud au froid, de la pluie à la neige, des couleurs grisâtres du ciel à un grand soleil, du temps venteux au temps le plus doux qui soit et tout cela en l’espace de deux semaines. Celui qui prenait pour acquis que le temps resterait stable s’est probablement fait avoir plusieurs fois. Toutes ces variations ont eu lieu et elles sont passées. Il n’aurait servi à rien de s’y accrocher. Comme l’eau de la rivière ne cesse de couler, le temps ne cesse de suivre son chemin.

Et nous pendant ce temps là, que faisons-nous? Nous nous accrochons et essayons de stabiliser les choses quand malheureusement, il ne sert à rien de s’y maintenir. En effet si nous le faisons, ce sont ces choses qui nous quitteront, nous rappelant ainsi que nous avons commis la plus grande erreur qui soit: celle de vouloir garder en nous ou avec nous quelqu’un ou un sentiment qui est de toutes les façons éphémères. Ceci ne veut en aucun cas dire que nous ne devons pas nous entourer d’amis ou d’amour ou de choses ou quoi que ce soit mais peut devrons-nous voir que tout cela bien que ce soit très important, n’est qu’éphémère.

Alors vous me direz sur quoi faut-il compter? Eh bien! Je ne vois rien d’autres que nous-mêmes. Le nous-mêmes ici, fait référence au « soi ». Il ne s’agit pas du rejet de l’autre ou de l’isolement, ou du mépris de l’autre ou du repli sur soi car nous avons été déçu par l’autre mais d’un réel rapprochement de soi sur lequel nous sommes en permanence. Le soi n’est pas ici une défense ou une protection mais une reconnaissance de notre valeur et de ce qui fait ce que nous sommes. Ne pas se mettre dans l’illusion que l’autre nous définit plus que nous ne le faisons nous-mêmes.

L’erreur est de penser que parce que quelqu’un est avec nous depuis quarante ans que c’est gagner. Ceci peut paraître assez pessimiste mais il n’y a rien de pessimiste dans cette constatation. Bien au contraire c’est non seulement du réalisme mais d’un optimisme sans précédent.

Savoir que nous sommes la ressource sur laquelle nous dépendons en tout temps est une grande note d’espoir. Le tout résidant dans notre capacité à nous connaître. Afin de nous reposer sur quelque chose, il nous faut savoir de quoi il s’agit. Donc un apprentissage profond et sérieux de ce que nous sommes est à faire pour que nous puissions nous déposer sur nous. Connaître la machine qui nous abrite, être courant de ce qui se cache dans le visible et l’invisible, prendre le temps d’aller à notre rencontre sans gène, ni honte en ayant juste le souci de savoir ce qui s’y cache et s’y passe. Voilà ce qu’il faut que nous parvenions à faire.

 POUR LIRE L’ENSEMBLE DE BILLET, ALLEZ A LA PAGE “DEVENIR ADULTE” SUR LA DROITE

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